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Cameroun : une affaire de la sextape continue de faire débat

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Le célèbre journaliste et commentateur sportif camerounais Martin Camus Mimb est impliqué depuis plusieurs mois dans une affaire de sextape le liant à Malicka Mayemi, une jeune dame. Le Patron de la Radio Sport International (RSI) a été inculpé par la justice pour atteinte à l’intimité de la vie privée et publications obscènes d’ébats sur les réseaux sociaux.  Pour Me Alice Nkom, avocate défenseure des droits de l’homme, cette affaire n’a rien de spéciale puisqu’elle n’implique que des majeurs.

Dans une interview publiée ce 24 août, l’avocate estime que cette affaire ne devrait pas être portée devant la justice étant donné qu’elle implique des personnes adultes.

« Il ne faut pas être sorti de l’université de Soa pour constituer une collégialité. Et pourquoi même une collégialité ? C’est une affaire simple, c’est un flagrant délit ordinaire. Pourquoi il y a une collégialité ? Ce sont eux qui ont voulu donner de l’épaisseur à une affaire qui n’en avait pas. D’abord je n’ai jamais appris qu’un rapport sexuel entre un homme et une femme qui sont d’accord et qui sont adultes pouvait être constitutif d’un délit. Malicka est majeure. Les garçons sont majeurs. Ils ont fait leurs choses là-bas. Je ne vois pas pourquoi ça devait donner lieu à quoi que ce soit, ni pourquoi le procureur général devait intervenir, ni pourquoi Yaoundé devait donner des instructions, ni pourquoi le ministre (de la Femme et de la Famille) devait se lever pour s’immiscer dans le quotidien du fonctionnement de la justice. Je pense que c’est là le nœud du problème », a-t-elle déclaré.

L’avocate déplore la médiatisation de ladite affaire. Pour elle, le juge ne devrait pas être se baser sur des articles des journaux pour se prononcer sur une telle affaire.

« Un juge n’a pas à lire les journaux pour juger, sinon ce n’est pas la peine qu’il soit juge. Sinon il nous laisse là-bas dans nos réseaux sociaux et on discute. Il n’a même pas à évoquer ça, encore moins les gens de Yaoundé qui donnent des ordres. Aujourd’hui il faut questionner l’état de droit et le fonctionnement – disons le dysfonctionnement – de la justice au pays. Et il faut que chaque Camerounais réalise qu’il est en danger si c’est comme ça que la justice fonctionne », a souligné Me Alice Nkom.

Henri AKODO




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