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Cameroun : voici pourquoi la cyber criminalité gagne du terrain  

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Selon le ministère des Postes et des Télécommunications du pays, les criminels de l’espace numérique ont le vent en poupe au Cameroun,  entre autres à cause de l’absence du  contrôle des données numériques nationales.

Selon des données publiées par l’Agence Nationale des  Technologies de l’Information et de la Communication (Antic) en 2021, l’économie camerounaise a enregistré des pertes financières évaluées à 12,2 milliards de FCFA à cause de la cybercriminalité. L’Antic indique que ces pertes représentent le double de celles  enregistrées au cours de l’année 2019.

Si cette situation est devenue plus alarmante en 2022, elle est liée au fait que le Cameroun n’a pas le contrôle de ses données numériques nationales. C’est ce que l’on vient d’apprendre du  rapport de la deuxième édition du Forum national sur la cyber sécurité et la lutte contre la cybercriminalité (FNCC) tenu le 14 octobre à Yaoundé.

Selon ce rapport, le système de cyber sécurité du Cameroun reste faillible à cause de : « l’inexistence d’une autorité de protection des données à caractère personnel ; la gestion anarchique des données étatiques ; la non-existence d’un Data center étatique dédié ; l’inexistence d’un cadre spécifique lié à l’activité d’investigation numérique ; l’absence d’une structure de veille en matière de cyber sécurité », relève le rapport de cette rencontre organisée par le ministère camerounais  des Postes et des Télécommunications.

En plus de cela, le rapport dénonce la séparation  des structures opérant dans le domaine de la cybersécurité et la non-prise en compte de la composante cyberespace dans les corps de défense.

Il est important de souligner également l’absence du droit du numérique dans les programmes de formation universitaire au Cameroun ; l’absence de collaboration entre les administrations, les entreprises et les universités pour la recherche des solutions aux nouvelles attaques ; l’inexistence d’un ordre national des experts en cyber sécurité ; l’absence d’une politique de reconversion des hackers ; la prolifération des abonnements non désirés effectués par les opérateurs de télécommunications.

Essama Aloubou




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