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Coronavirus : l’enfer des SDF en France !

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Se protéger et respecter le confinement demeure un véritable parcours de combattant pour les sans-abris en France. Avec la pandémie du Covid-19, la situation parait improbable notamment pour les milliers de migrants, dont le quotidien dépend des associations, que ce soit pour leur logement, leur hygiène ou leur nourriture. Jeudi 19 mars, informe RFI, le gouvernement a annoncé des réquisitions de chambre d’hôtel et l’ouverture de près de 300 centres d’ici la fin de la semaine avec des chambres individuelles.

Depuis lundi 16 mars, toutes les associations qui viennent en aide aux exilés, sauf celles mandatées par l’État, ont dû cesser toute activité ou presque.

Leurs bénévoles sont confinés ou n’ont pas de dérogation pour se déplacer. Beaucoup ont également suspendu leur aide pour éviter la propagation du virus.

Pour Priscilla, une Angolaise débarquée il y a trois mois à Paris, tout a changé en début de semaine. Au lieu d’être hébergée chez des particuliers, elle a dû passer plusieurs nuits dans un hôpital sur une chaise et se retrouver livrée à elle-même dès 6 heures du matin.

« J’ai cherché des accueils de jour, mais malheureusement, ils étaient tous fermés, nous explique-t-elle. Le soir, j’ai été interpellée par des policers parce que je n’avais pas l’attestation pour être dehors. je leur ai dit que je suis sans abri et que c’est que pour ça que je suis là. Après, ils sont partis. »

Les limites de l’hébergement réquisitionné

Depuis plusieurs jours, les associations réclamaient des mesures au gouvernement pour prendre le relais, notamment pour l’hébergement des exilés. Demande entendue, pour Julie Lavayssière de l’ONG Utopia 56 à Paris, mais avec un bémol.

« Il est peu probable que dans ce genre d’hôtel il y ait des distributions de nourriture, avertit Julie Lavayssière. Donc en fait, elles vont être totalement isolées dans des lieux qu’elles ne connaissent pas, et sans personne pour les informer et s’assurer que tout se passe bien et qu’elles puissent accéder à la nourriture. »

Priscilla aussi a pu bénéficier d’une chambre d’hôtel la nuit dernière. Mais face à l’ampleur des besoins, elle n’est toujours pas sûre d’éviter la rue ces prochains jours.

Rfi.fr

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