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Borne : susnommée « plan B », la Première ministre française devenue la « Queen B »

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Sa nomination avait surpris plus d’un, au sein du gouvernement. Cinq mois plus tard, Élisabeth Borne qui était surnommée « Plan B » par certains ministres (car Emmanuel Macron avait un plan A : Catherine Vautrin), la Première ministre s’est pourtant imposée à Matignon. On la surnomme désormais la « Queen B ».

Trop techno ?

Trop techno, trop rigide, sans charisme, effacée… Bref, rien n’allait pour une partie de l’aile droite de la macronie. L’atterrissage à Matignon a été agitée pour Élisabeth Borne. Mais l’ancienne ministre du Travail a su se faire une place. On la découvre piquante, souriante, résistante à l’Assemblée lors de sa déclaration de politique générale dans un hémicycle surchauffé. Alors oui, ses discours manquent de souffle, le ton est plat mais son style marque les esprits.

Offensive dans les médias

L’ancienne patronne de la RATP a aussi mené une vraie offensive médiatique pour se faire connaître. Émission spéciale dans Quotidien. Une de L’Obs avec un long récit intime sur son parcours, son enfance, le suicide de son père… Cinq pages de reportage dans Le Point la même semaine. Élisabeth Borne se dévoile aux Français, elle qui n’aime pas parler d’elle. Politiquement, dans le dossier des retraites, les concertations se dérouleront chez elle, à Matignon, comme Élisabeth Borne le voulait. Et ça paie, au moins un temps. Dans les sondages, sa côte de popularité a dépassé celle du président.

Borne-mania

On n’entend plus que du positif dans le gouvernement. « Queen B – son surnom – sera indéboulonnable à Matignon », encense une des figures du gouvernement, « elle manage, donne le sentiment que c’est elle qui décide ». Chez Horizons, un cadre loue son « sang-froid ». Une ministre salue sa disponibilité, « elle répond à tous mes textos ». « Son remplacement n’existe pas », assure ,catégorique, un poids lourd de la macronie.

Alors cette Borne-mania va-t-elle durer ? Les nuages noirs s’amoncellent déjà au-dessus de Matignon : Élisabeth Borne a mis du temps à réagir à la crise des carburants. Et si Macron décide un passage en force sur les retraites ou le budget, c’est elle qui prendra les coups pour lui. Sa côté de popularité vient d’ailleurs de chuter de six points. Si ça continue, on devrait à nouveau entendre les critiques sur le plan B.

Avec RFI




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