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France : poursuivi par Bolloré pour ‘diffamation’ Mediapart relaxé en appel

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Le média français d’investigation Mediapart a été relaxé en appel, après sa condamnation pour diffamation contre le groupe Bolloré. La cour d’appel de Versailles a jugé que l’enquête était « sérieuse et suffisante ». 

En janvier 2019, le directeur de la publication du site d’information, Edwy Plenel, et la journaliste Fanny Pigeaud avaient été condamnés en première instance pour un article jugé « à charge » publié en 2016 et intitulé « Comment le groupe Bolloré a ruiné deux entrepreneurs camerounais ».

Emmanuel Tordjmann, avocat de Mediapart, se félicite de ce revirement de la justice au micro de Jeanne Richard, de la rédaction Afrique de RFI.

« Le fondement de la décision de relaxe, prononcée à l’égard de Mediapart, repose sur le fait que la liberté d’expression est une valeur essentielle démocratique. Et surtout, elle reconnaît que la base factuelle sur laquelle s’était appuyé Mediapart pour publier son article, était sérieuse et suffisante. C’est un dossier qui est assez ancien, mais ça qui est intéressant, c’est que finalement l’information n’a pas d’âge. Lorsqu’elle contribue à un débat d’intérêt général, vous imaginez bien que le point de savoir comment, en réalité, un des plus grands groupes français se comporte au Cameroun, même si l’information est ancienne, elle constitue un fait que le public est en droit de savoir. Et notamment le droit de savoir du public sur ce problème-là, c’est de savoir comment les entrepreneurs se comportent, notamment dans certains pays d’Afrique, où ils ont une importance qui parfois est déterminante. Donc une grande décision pour la liberté d’expression et pour le droit du public, d’être informé sur les sujets d’intérêt général ».

Avec RFI




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