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Liberia: Ellen Sirleaf, l’ancienne présidente ‘interdite’ d’accès au tribunal, la raison

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Rattrapée par une affaire sous son gouvernement, la justice libérienne refuse de faire témoigner l’ancienne présidente Mme Ellen Johnson Sirleaf. L’ancienne présidente a été cité à comparaître par l’avocat de la défense dans une affaire de présumée corruption liée à « Sable Mining », une compagnie minière très active sur le continent.


Rapidement, les avocats du gouvernement libérien, dirigés par le Conseiller du contentieux adjoint au ministre de la Justice, Wesseh A.Wesseh, ont demandé au tribunal de rejeter la demande des avocats de la défense au motif que l’ancienne Présidente est à l’abri de témoigner devant le tribunal et que cette action entraînerait un discrédit public sur l’ancienne Présidente du pays, informe Koaci.


En effet selon l’article 61 de la Constitution libérienne de 1986 « Le Président est à l’abri de toute velléité, procédure, judiciaire ou autre, et de toute arrestation, détention du fait de tout acte qu’il a accompli en tant que Président du Libéria ». Le juge du tribunal Peter Gbenewelleh, a ainsi rejeté l’appel de la défense, l’ancienne présidente ne mettra pas pieds dans son tribunal.

La requête de l’avocat de la défense Johnny Momoh, celui de Varney Sherman et de sept autres personnes visant à obliger l’ancienne Présidente libérienne à comparaitre est purement rejeté. Pour le juge, la présidence ne se limite pas à une seule personne.


Dans cette affaire basé sur le rapport publié par le groupe de surveillance, Global Witness, selon lequel les responsables libériens auraient pris des pots-de-vin versés auprès de Sable Mining pour adopter la loi, la défense devra trouver autre arguments ou témoins pour solidifier son dossier.

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