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Macron : après sa réélection, comment relever le défi du sentiment anti-français en Afrique ?

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Emmanuel Macron a été reconduit pour un second quinquennat. Et les réactions sont nombreuses après la victoire du président français, dimanche soir, face à Marine Le Pen.

Comment la réélection d’Emmanuel Macron est-elle perçue au sein de la presse africaine ?

« Emmanuel Macron réélu président d’une France où l’extrême-droite est en forte progression », écrit en Une Dakar actu.

Le site d’information ajoute : « Les Français ont donc choisi de reconduire un président centriste libéral et très pro-européen face à une candidate radicale ayant la « priorité nationale » au cœur de son projet. »

Le portail rappelle que Marine Le Pen réalise le plus important score de l’extrême droite à une élection présidentielle française depuis le début de la Ve République en 1958.

Pour Dakar actu« la candidate du Rassemblement national récolte les fruits d’une stratégie de « dédiabolisation » menée depuis une décennie. Elle a lissé et adouci son discours, même si, sur le fond, son programme reste aussi radical, notamment sur l’immigration et les institutions. »

« 5 ans pour recoller les morceaux », lance pour sa part Wakat Séra, qui déplore un désamour entre Paris et le continent africain.

« Emmanuel Macron engage une véritable course contre la montre pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être, à défaut de ramener dans le giron français les alliés historiques de l’Afrique à qui la France a octroyé l’indépendance… dans la dépendance », poursuit Wakat Séra.

Emmanuel Macron qui aura ignoré le sort des Africains dans la course à l’Élysée. Pourtant, tout est à refaire pour séduire Dame Afrique très courtisée par les amants russes, chinois et turcs.

De son côté, le journal Le Pays se demande si Emmanuel Macron sera capable de relever le défi de la montée du sentiment anti-français en Afrique.

Face aux différents coups d’État au Tchad, au Niger, ou Mali, au Burkina Faso, le journal estime que « si la France va dans le sens exigé par la Cédéao, elle risque de se mettre à dos une bonne partie des opinions publiques de ces pays, qui croient dur comme fer, que la Cédéao est l’autre nom de la France. »

 




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