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Mali: 15 milliards de F CFA pour rénover les hôpitaux publics de Bamako

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Au Mali, le gouvernement a débloqué 15 milliards de francs CFA pour rénover les hôpitaux publics de la capitale, Bamako. Cinq milliards de francs CFA sont réservés pour l’hôpital Gabriel-Touré. Ce financement devrait permettre de faire face aux récurrentes morts des enfants après leur hospitalisation.

Selon RFI, il y a quinze jours, Fatoumata perd son bras droit. Elle est amputée une semaine après son hospitalisation dans l’établissement public le plus grand du pays.

À Gabriel-Touré, le service de pédiatrie manque d’équipements. Pas d’appareils pour contrôler la fréquence cardiaque, ni la pression artérielle ou respiratoire, lit-on dans le dernier rapport du vérificateur général malien.

En 2017, la quasi-totalité des décès survenus à l’hôpital Gabriel-Touré (96%) ont été enregistrés en pédiatrie.

Le dossier pour la réhabilitation de certains services, la fourniture et l’installation d’équipements médicaux est passé en conseil des ministres.

C’est la société ivoirienne Marylis BTP, du groupe Snedai, qui a obtenu les marchés. Cinq milliards de francs CFA sont alloués au CHU du centre de Bamako, renseigne notre source.

Les travaux ont déjà commencé depuis mars, indique la direction de l’hôpital Gabriel-Touré. Il s’agira à terme de mettre à niveau le plateau technique avec l’acquisition, entre autres, de deux scanners, des échographes, des équipements pour les blocs opératoires, explique le ministère de la Santé.

Aucun appareil de type IRM (imagerie par résonance médicale) n’est encore prévu.

Le montant alloué est insuffisant selon Djimé Kanté, le porte-parole du comité syndical de l’hopital Gabriel Touré. Pour lui, les conditions d’accueil des patients restent déplorables et les montants alloués sont insuffisants.

« Ce n’est pas la première fois que des amputations se passent dans cet hôpital, rappelle-t-il. Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : une infection, un médicament inconsommable, et puis des enfants souvent couchés à trois ou quatre dans un même berceau et qui peuvent se transmettre des germes. Nos hôpitaux ne sont pas dignes de soigner des êtres humains ! »

Il déplore une grave pénurie des « équipements les plus élémentaires tels que de simples potentiomètres ou des appareils pour voir la saturation, le battement cardiaque d’un enfant ».

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