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Meiway : « Ceux qui se rallient à Ouattara le font parce qu’ils ont faim »

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Il enflamme les pistes de danse en Afrique. Mais pas que. Désiré Frédéric Ehui alias Meiway, qui avait vertement critiqué en 2020 la volonté du président ivoirien Alassane Ouattara de briguer un 3è mandat, revient à la charge.

Dans un entretien exclusif avec Jeune Afrique, Meiway s’exprime sur la politique en Côte d’Ivoire mais aussi sur les récents coups d’État en Afrique de l’ouest.

Pour l’artiste-producteur, « ceux qui se rallient aujourd’hui au président ivoirien, ne le font pas par conviction mais parce qu’ils ont faim ».

En voici un extrait :

Pourquoi, en 2020, avez-vous pris la parole pour critiquer la volonté d’Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat, pour évoquer le sort des exilés et des prisonniers ?

Parce que je savais ce qui allait en découler. Lorsque j’ai fait cette mise au point, j’ai bien dit au président qu'[en briguant un troisième mandat] il prenait le risque qu’on lui manque de respect. C’est exactement ce qu’il se passe aujourd’hui. On le critique beaucoup.

En 2020, lors de l’élection présidentielle, le climat était tendu. Aujourd’hui, il est bien plus apaisé et l’opposition ne conteste pas la légitimité du chef de l’État…

Ceux qui se rallient aujourd’hui à lui ne le font pas par conviction. Ils le font parce qu’ils ont faim.

Comment réconcilier les Ivoiriens ?

Il faut jouer franc-jeu. Il y a encore des Ivoiriens en exil ou emprisonnés injustement en raison de leurs choix politiques. Tous ceux-là doivent être libérés pour qu’il y ait une réconciliation véritable.

Mali, Burkina Faso, Guinée… Plusieurs pays ouest-africains sont dirigés par des militaires arrivés au pouvoir à la suite d’un coup d’État. Assistons-nous à un recul de la démocratie dans la région ?

Les régimes défaillants, les présidents qui renouvellent sans cesse leur mandat, leur entêtement, sont la cause de ces putschs.

On ne souhaite évidemment pas que la Côte d’Ivoire connaisse le même sort. Pour que cela n’arrive plus, encore faut-il que nos gouvernants nous écoutent : le peuple souffre et pleure. Il faut entendre cela, sous peine d’être surpris à l’avenir.




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