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Renault-Nissan : Carlos Ghosn pourrait-il être extradé ?

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Le mandat d’arrêt émis contre Carlos Ghosn a peu de chance d’être exécuté par les autorités libanaises, a déclaré une source juridique à RFI.

Après sa fuite rocambolesque du Japon, il avait été reçu par le président de la République, Michel Aoun. 

Réfugiant donc au Liban après sa fuite rocambolesque du Japon, l’ancien patron de l’alliance Renault Nissan, est poursuivi dans le cadre d’une enquête instruite à Nanterre pour abus de biens sociaux, blanchiment et corruption.

La loi au Liban interdit explicitement l’extradition de ses ressortissants. Les textes indiquent qu’un citoyen libanais qui fait l’objet de poursuites dans un pays étranger doit être jugé au Liban.

De plus, la justice libanaise a émis une interdiction de voyager contre Carlos Ghosn.

L’ex-magnat de l’automobile avait été entendu en juin dernier pendant cinq jours par des magistrats français à Beyrouth en audition libre, dans le cadre des enquêtes dont il fait l’objet en France.

En mars dernier, des juges français avaient fait un second déplacement dans la capitale libanaise pour entendre des témoins.

Au-delà du texte juridique, Carlos Ghosn jouit de la protection des autorités politiques libanaises et du soutien d’une bonne partie de l’opinion publique, pour qui il incarne l’homme d’affaires qui a réussi à l’échelle internationale.

Carlos Ghosn vit tranquillement à Beyrouth où il donne des conférences dans une université privée.




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