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Santé : des chiens renifleurs pour aider à éradiquer le paludisme

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 Les scientifiques en Gambie en collaboration avec ceux du Royaume-Uni affirment avoir les premières preuves que les chiens peuvent détecter le paludisme. Ces chiens renifleurs sont entraînés à reconnaître les arômes révélateurs à l’aide de vêtements provenant de personnes infectées par la maladie.

Selon ces spécialistes les animaux pourront être utilisés pour stopper la propagation du paludisme et éventuellement contribuer à son éradication. Mais pour le moment la recherche n’est seulement qu’à ses débuts. Les résultats pourraient amener vers une nouvelle forme de dépistage de la maladie.

Des études ont déjà montré que le fait d’être infecté par le parasite du paludisme modifie la nature des molécules odorantes dégagées par le corps. Ce changement rend le malade « plus attrayant » pour les moustiques qui propagent la maladie. Sur la base de cette analyse, les chiens sont aussi entraînés pour être sur la piste des personnes infectées.

Les nez extrêmement talentueux qui s’y trouvent sont déjà formés pour détecter le cancer et même les premiers stades de la maladie de Parkinson. En ce qui concerne la détection du paludisme, les résultats, présentés à la conférence annuelle de l’American Society of Tropical Medicine and Hygiene, ont montré que les chiens pouvaient prélever sept échantillons sur dix d’enfants infectés.

Les travaux se poursuivent car les chercheurs doivent encore améliorer la précision des chiens et les tester sur des humains. Des avancées permettrons aussi de déterminer si les animaux peuvent détecter différentes phases du paludisme. L’objectif est d’utiliser un jour des chiens spécialement dressés dans les aéroports pour enrayer la propagation de la maladie et de trouver des porteurs asymptomatiques afin de contribuer aux efforts d’éradication.

Le nombre de cas  de paludisme a augmenté de cinq millions pour atteindre 216 millions par an, selon le dernier rapport mondial sur la maladie.

La recherche est le fruit d’une collaboration entre le Programme national de lutte contre le paludisme en Gambie ; le Medical Research Council Unit, Gambie ; Medical Detection Dogs ; Durham University ; la London School of Hygiene & Tropical Medicine et l’University of Dundee.




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