Sénégal: pourquoi cet internaute a appelé à « exterminer » les femmes ?

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« L’on doit diminuer l’effectif des femmes au Sénégal pour espérer éventuellement être un pays développé un jour », voilà le commentaire de Ousmane Mbengue qui lui a couté deux ans de prison dont six mois ferme. La justice accuse cet internaute sénégalais de provocation et d’apologie du crime.

C’est par les articles 250 et 252 du code pénal que la justice a inculpé cet internaute qui a commenté le 20 mai dernier, une publication de Aïssatou Séne sur facebook, sur la violence faite aux femmes en Sénégal en réaction au meurtre de Bineta Camara à Tambacounda.

Au lieu d’aller dans le même sens que le posting, Ousmane Mbengue  a trouvé mieux d’extérioriser sa haine à l’endroit de la femme.

« On doit en tuer beaucoup même, toutes celles que les juges défendent ». Il a aussi ajouté que « certaines femmes le dégoûtent au plus profond de lui et que si ce pays est lugubre, c’est bien à cause des femmes », a-t-il ajouté.

A en croire Senenews, conscient de la gravité de ses propos, Ousmane Mbengue a supprimé son commentaire la minute suivante.

Mais c’était trop tard puisque Aïssatou Séne avait déjà fait une capture d’écran du commentaire et l’avait publié sur son mur afin de dénoncer les propos injurieux de Ousmane Mbengue et avait menacé de porter plainte.

Avant même que le principal concerné ne réagisse, le commentaire avait fait le tour des réseaux sociaux et a été largement relayé par la pesse.

C’est ainsi, sur instruction du procureur de la République qu’une enquête a été ouverte avec l’aide de la plateforme numérique de lutte contre la cybercriminalité de la gendarmerie nationale.

Ces derniers avaient pu identifier le compte de Ousmane Mbengue le jour même avant de dépêcher une équipe de surveillance au domicile de ce dernier, rapporte le site sénégalais.

Notre source informe que Ousmane Mbengue a illico reconnu les faits avant de faire savoir aux enquêteurs qu’il taquinait seulement son amie, Aissatou Séne.

Mais, explique-t-il, « vu le contexte, j’ai très vite compris qu’il s’agissait d’une plaisanterie de mauvais gout, raison pour laquelle moins de 10 secondes après j’ai supprimé mon commentaire ».