Sénégal: transparence oblige…après l’affaire Aliou Sall

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La boite de pandore ouverte par la BBC au Sénégal sur une affaire de corruption dans le pétrole, continue de susciter des réactions. Juste après l’opposition, la société civile monte au créneau.

Treize organisations, partis politiques et mouvements de la société civile sous la coupole du « Front citoyen » formé le 08 juin, demandent des comptes aux autorités et exigent de la « transparence » dans les contrats pétroliers et gaziers.

Malgré les promesses faites par l’exécutif, les activistes appellent à passer à l’action.

Selon ces derniers, il faudrait que le président Sall respecte sa promesse d’éradiquer la corruption même quand il s’agit de son frère.

« C’est énorme. En tant que citoyens sénégalais, nous n’accepterons pas que nos représentants prennent des décisions qui soient contraires aux intérêts de notre peuple parce que ces ressources nous appartiennent. Il faut élargir l’espace de transparence de la gouvernance du secteur des hydrocarbures. Malheureusement, jusque-là, c’est concentré au niveau de l’exécutif, entre le président et son ministre », a déclaré Elimane Kane, président du think tank Legs Africa comme rapporte RFI.

Il faut souligner que la chaine américaine a dévoilé une enquête dans laquelle il ressort que le député et frère du président sénégalais Aliou Sall aurait reçu 250 000 dollars de la part de Frank Timis, un homme d’affaires roumano-australien.