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Tchad: à quand la levée de l’embargo sur les réseaux sociaux ?

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Malgré les recours et protestation, l’embargo reste maintenu sur les réseaux sociaux au Tchad. Les tchadiens font déjà 12 mois de sevrage d’internet. Une situation dénoncée par la population, la communauté internationale qui crie ‘’atteinte à la liberté d’expression’’.

Depuis un an, il est difficile voire impossible d’avoir un accès normal à Facebook, Twitter mais aussi aux messageries WhatsApp et Viber.

Dans un pays où l’internet est cher, lent et où seuls 7 % de la population y a accès, cette mesure vient enfoncer le clou.

« Cette censure est d’autant plus insupportable que les gens ne savent pourquoi ils n’ont plus la possibilité d’utiliser normalement les réseaux sociaux », indique Julie Owono, directrice exécutive d’Internet sans frontières, une ONG très impliquée dans ce dossier.

En effet, d’après les autorités, les médias sont susceptibles de provoquer des troubles et de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Une situation qui est intervenue au lendemain d’une grogne née d’une conférence d’hommes politiques qui recommandait à Idriss Deby de rester au pouvoir jusqu’en 2033.

Malgré l’embargo, certains font recours aux VPN, ces réseaux privés virtuels qui simulent une connexion à l’extérieur du pays. Le hic, rapporte RFI est que ces applications consomment aussi de la bande passante et reviennent plus cher.

« On utilise soit des versions gratuites soit des versions payantes, explique le blogueur Annadjib Ramadane. Les versions gratuites, déjà, ralentissent la vitesse de connexion, et de façon générale, les VPN utilisent une partie du forfait internet, qui se termine donc plus vite. »

Toutefois, les voix s’élèvent tant sur le plan national qu’international pour dénoncer et amener le gouvernement à revoir sa position.

« Il y a un an, les organisations de la société civile se sentaient un peu seules. Maintenant, il y a une prise de conscience des instances internationales. Mais les réactions des partenaires étatiques du Tchad – des Etats-Unis et de la France par exemple – sont pour l’instant inexistantes… », a déclaré Julie Owono.

L’embargo sera-t-il bientôt levé ? L’on s’interroge.




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