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Togo : Faure Gnassingbé réélu à 70,78%…Paris prend note !

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Au Togo, le président Faure Gnassingbé a été reconduit à la tête de l’Etat pour un quatrième mandat avec un score de 70,78%. La France dit avoir « pris note » de ce résultat, très contesté par l’opposition.

Depuis le 03 mars dernier, la Cour Constitutionnelle a rendu son verdict final sur le scrutin présidentiel du 22 février 2020. La Cour dirigée par Aboudou Assouma a confirmé le résultat de la CENI et déclaré Faure Gnassingbé président avec plus de 70% de suffrages, devant l’opposant Agbéyomé Kodjo qui vient en seconde position avec 19,46% de voix.

Toutefois, ces scores sont rejetés par la plupart des partis ayant pris part à ladite élection qui dénoncent des fraudes et qualifient le scrutin de non transparente. L’ancien premier ministre Agbéyomé Kodjo pour sa part, affirme être le véritable vainqueur de l’élection et s’est autoproclamé ‘président démocratiquement élu’ par la population togolaise.

« On a pris note comme d’autres du score annoncé, qui vient d’être confirmé par la Cour constitutionnelle togolaise », a relevé un conseiller de la présidence française lors d’une rencontre avec des journalistes de l’Association de la presse diplomatique française.

Notons qu’au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la CENI, l’Ambassade des Etats-Unis au Togo mais aussi les Évêques du Togo, ont émis des doutes sur la ‘transparence’ et ‘l’équité’ du scrutin présidentiel et appelé le gouvernement à proclamer les résultats bureau de vote par bureau de vote.

Un appel qui rejoint les revendications du candidat Agbéyomé Kodjo, du candidat Jean-Pierre Fabre. Une demande bien-sûre rejetée par la Cour tout comme le recours de M. Kodjo qui conteste un scrutin entaché, dit-il de ‘graves irrégularités’.

Par ailleurs, il urge de rappeler que le Conseil Épiscopale Justice et Paix, a vu sa demande d’accréditation pour l’observation de l’élection refusée. Les observateurs électoraux du National Democratic Institue (NDI) dépêchés au Togo dans le cadre de l’élection présidentielle ont été sommés de quitter le sol togolais. Une décision du gouvernement togolais et de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui a fâché Washington.

L’Elysée a, faut-il le rappeler, révélé avoir échangé en amont avec les autorités togolaises sur la manière dont le scrutin allait de dérouler et quelles « garanties » de transparence seraient offertes.

« On a obtenu dans le cadre de ce dialogue certaines avancées, certaines garanties. D’autres n’ont pas été mises en place et cela donne le résultat qu’on constate aujourd’hui », a ajouté la présidence française.

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