Tunisie: un homosexuel président? Mounir Baatour délie les langues

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Considéré comme un président révolutionnaire, Feu Béji Caïd Essebsi aurait donné un souffle nouveau à la politique et à liberté d’expression en Tunisie. Cette liberté d’expression a sans doute motivé l’avocat tunisien Mounir Baatour à déposer sa candidature pour l’élection présidentielle anticipée de septembre 2019.


La candidature de l’avocat homosexuel serait une première non seulement en Tunisie mais également dans le monde arabe. Sa candidature est, d’après 20 minutes.fr, « une première qui fera, nul doute, référence dans l’histoire ».


Seulement, le candidat se retrouve coincé entre deux eaux. Tout d’abord, la communauté LGBT s’oppose à la candidature de ce dernier et ne le reconnait pas comme la voix la mieux indiquée pour leur défense.


« Nous ne soutenons pas la candidature de M. Baatour (…) qui ne représente en aucun cas la communauté LGBTQ, ni notre mouvement en Tunisie. Nous considérons que M. Baatour représente, non seulement une menace mais aussi un énorme danger pour notre communauté », ont écrit les auteurs de cette pétition.


A cela s’ajoute le fait que sa candidature pourrait être rejeté, parce qu’en Tunisie, la sodomie serait réprimée par la loi. Les candidatures de personnes condamnées pénalement peuvent être acceptées en Tunisie, sauf si les jugements sont assortis d’une peine d’interdiction à se présenter.


Homosexuel et fier de l’être, cet avocat à la Cour de cassation, également président du Parti libéral, avait purgé en 2013 trois mois de prison pour « sodomie » avec un lycéen de 17 ans, des faits qu’il a toujours niés, selon notre source. Arrivera-t-il à se maintenir dans la course au fauteuil présidentiel ? La question reste posée.

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