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Le roi Charles III déjà hanté par les fantômes de l’époque coloniale

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Le fils de la reine d’Angleterre n’a pas hérité que des richesses et des honneurs de la Couronne. A peine a-t-il été intronisé qu’il doit assumer les conséquences des atrocités commises par la Grande Bretagne pendant la période coloniale.

La colonisation britannique a laissé des séquelles et des blessures qu’il faudra réparer. Cet épineux dossier attend le roi Charles III alors que Londres n’a, à ce jour, pas présenté d’excuses officielles.

Les communautés Kipsigis et Talai du Kenya exigent des réparations pour avoir été maltraitées et expulsées de leurs terres au profit des plantations de thé, à Kericho, dans l’ouest du pays. Cette plainte déposée en août dernier devant la Cour européenne de justice n’a pas reçu de réponse convaincante. Ce recours à la justice européenne fait suite à plusieurs démarches auprès de l’ONU et de la Couronne britannique.

Cependant, Joel Kimutai Bosek, l’un des avocats représentant 150 000 victimes, reste optimiste. « On ne peut qu’espérer que Charles adoptera une attitude différente. Il devrait reconnaître que sa famille n’a pas eu un rôle uniquement positif. S’il veut continuer à maintenir le Commonwealth uni, il doit s’assurer que les injustices du passé soient prises en compte. Ce sont les horribles cicatrices du Commonwealth », a-t-il déclaré.

D’ailleurs, les terres en question continuent d’être exploitées pour la culture du thé exporté par de grandes multinationales.

Cette réclamation de justice des Kipsigi et Talai devant la Cour européenne des droits de l’homme risque de prendre des années.




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