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Perquisition chez Trump : des documents « Top secret » saisis

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Selon des documents judiciaires rendus publics ce vendredi par la justice américaine, les agents du FBI ayant perquisitionné la résidence de l’ancien président à Mar-a-Lago ont saisi des documents « Top secret », en possible violation de la loi sur l’espionnage.

Chose promise, chose due. Face aux attaques du camp républicain contre la perquisition menée par le FBI à Mar-a-Lago, le ministre de la Justice Merrick Garland avait annoncé jeudi lors d’une rare intervention télévisée que le mandat utilisé lors de cette perquisition allait être rendu public. 

« Non seulement je ne m’opposerai pas à la publication des documents (…) mais j’irai plus loin en ENCOURAGEANT leur publication immédiate », avait alors écrit Donald Trump qui s’était pourtant abstenu de rendre publique la copie du mandat qu’il avait reçue.

Ce vendredi, un juge de Floride a non seulement publié ce mandat, mais également un long inventaire des documents saisis par les agents du FBI dans la résidence floridienne du milliardaire. En tout, une vingtaine de cartons contenant des documents, dont certains classifiés, des albums-photos ainsi que la lettre manuscrite par laquelle Donald Trump avait accordé sa grâce présidentielle à son ancien associé Roger Stone. 

Dans cette liste est aussi mentionné un ensemble de documents concernant le « président de la France », sans plus de précisions. L’ancien locataire de la Maison Blanche a assuré dans un communiqué vendredi que les documents récupérés par la police avaient tous été déclassifiés.

La loi oblige les présidents américains à transmettre l’ensemble de ses e-mails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales américaines. Or Donald Trump avait emporté, lors de son départ de la Maison Blanche en janvier 2021, quinze cartons de documents, que des agents des Archives avaient dû récupérer en janvier, déjà à Mar-a-Lago.

La perquisition de lundi était la première ayant jamais visé un ancien président des États-Unis. Outré, Donald Trump a raconté lundi sur Truth Social que ses avocats coopéraient « pleinement » avec les autorités lorsque « soudain et sans prévenir, Mar-a-Lago a été perquisitionnée, à 06H30 du matin, par un TRES grand nombre d’agents ».

Il s’est notamment plaint du fait que les agents du FBI aient « fouillé les placards de la Première dame » Melania Trump. Mercredi, il a même suggéré que la police fédérale ait pu avoir « placé » de fausses preuves contre lui lors de cette opération.

Après la perquisition, les ténors républicains avaient fait bloc avec leur ancien président, qui conserve une forte emprise sur le parti conservateur et envisage d’être de nouveau candidat à la présidentielle en 2024.

Des sympathisants républicains, pourtant connus pour leur soutien aux forces de l’ordre, ont fustigé l’intervention du FBI, à tel point qu’une association d’agents a dénoncé des appels « inacceptables (…) à la violence contre la police ».

Le ministre de la Justice a aussi signalé des « attaques infondées » contre son ministère et les agents de la police fédérale. Jeudi, un homme armé qui avait tenté de pénétrer dans des bureaux du FBI dans l’Ohio (nord des États-Unis) a été tué par les forces de l’ordre après une longue confrontation.

(Avec agences)




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