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RD Congo: quand l’église catholique est invitée à s’emparer du fauteuil présidentiel !

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Bien qu’étant un état laïc, l’église catholique notamment le cardinal Laurent Monsegwo Pasinya a joué un rôle majeur depuis le début de la crise politique en RDC. A quelques jours du dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle longtemps espéré, une pétition a été lancée à l’endroit du Clergé.

Le 20 juillet dernier, la Dynamique Chrétienne pour l’Unité et la Démocratie (DCUD) a lancé une pétition de nature à contraindre le cardinal à déposer sa candidature pour le scrutin présidentiel prochain. Homme intègre et courageux, selon les acteurs de la société civile, le cardinal ne ménage pas d’effort pour cracher ses vérités aux autorités politique tout en veillant à l’intérêt de la population. Regroupant plusieurs organisation chrétienne, la DCUD reste convaincue que le prélat catholique est la personne la mieux indiquée pour tenir les rênes de la RDC, capable d’asseoir un large consensus autour d’elle.

« Le cardinal Monsengwo n’est pas un acteur politique qui va chercher à arriver au pouvoir pour s’y cramponner. C’est un homme de Dieu. Que la période de son passage au pouvoir soit celle de transition pour asseoir la démocratie, reconnaître la renaissance de l’État, le respect des textes qui vont nous préparer à accéder aux élections d’une manière démocratique », a déclaré pour sa part comme le rapporte plusieurs sources, Odette Babandoa secrétaire exécutive de la DCUD.

Pour la majorité des membres de l’organisation, les devoirs ecclésiastiques de l’homme de Dieu n’entachent en rien sa capacité de conduire à bien le peuple congolais. Le cardinal qui a déjà occupé plusieurs postes politique n’a pas encore fait de déclaration par rapport à cette demande de la DCUD. Une situation qui vient renflouer la pomme de discorde entre le régime Kabila et l’église catholique régulièrement pointée du doigt comme incitant à la rébellion contre les autorités.

Le cardinal ira ou pas aux élections ? La question reste posée. Soulignons toutefois, que la date du prochain scrutin présidentiel, pour désigner le probable successeur de Joseph Kabila arrivé en fin de mandat depuis 2016, est fixée au 23 décembre 2018.

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