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Tigré : les autorités se disent prêtes à respecter le cessez-le-feu réclamé par l’UA

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Les autorités de la région éthiopienne du Tigré tenue par les rebelles ont annoncé dimanche qu’elles respecteraient un cessez- le-feu après que l’ Union africaine a appelé à une pause immédiate des combats et des pourparlers de paix pour mettre fin à près de deux ans de guerre.

« Nous sommes prêts à respecter une cessation immédiate des hostilités. Nous appelons également la communauté internationale à contraindre l’armée érythréenne à se retirer du Tigré, à prendre des mesures concrètes en vue d’une cessation immédiate des hostilités et à faire pression sur le gouvernement éthiopien pour qu’il vienne à la table des négociations », ont déclaré les autorités de la région du nord déchirée par la guerre dans une déclaration.

Cela faisait suite à un appel lancé dimanche par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, à un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » dans le nord de l’Éthiopie, où la violence s’est intensifiée depuis la rupture d’une trêve entre les rivaux en août.

Faki a exhorté les parties belligérantes à « réengager le dialogue conformément à leur accord pour des pourparlers directs à convoquer en Afrique du Sud » dirigés par l’envoyé de l’UA dans la Corne de l’Afrique, Olusegun Obasanjo, et des médiateurs internationaux.

Le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et les autorités tigréennes ont accepté une invitation de l’UA à discuter, mais les négociations qui devaient débuter le week-end dernier en Afrique du Sud n’ont pas abouti et aucune nouvelle date n’a été annoncée.

Depuis lors, les combats se sont intensifiés autour de Shire, une ville de 100 000 habitants dans le nord-ouest du Tigré, et les civils y sont très inquiets alors que les troupes éthiopiennes et érythréennes mènent une offensive conjointe contre les rebelles de la région.

Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, s’est joint aux États-Unis et à d’autres puissances occidentales pour s’alarmer de l’aggravation de la violence et de son bilan sur les civils, appelant les deux parties à régler «ce conflit catastrophique ».




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