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Tunisie : une révision constitutionnelle s’impose-t-elle, face au statu quo ?

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Alors que le président tunisien Kaïs Saïed s’est arrogé tous les pouvoirs en prolongeant le gel du Parlement « jusqu’à nouvel ordre », quel sort réserver à la Constitution de 2014 ? Le pays doit-il se doter d’un nouveau texte fondamental ? Le débat s’installe en Tunisie.

Pour éviter le blocus, la question d’une révision constitutionnelle se pose donc en Tunisie. Un processus qui risque de prendre un certain temps, selon Salwa Hamrouni, professeur de droit constitutionnel.

« Ce qu’il faut pour qu’il y ait une révision, c’est une Assemblée avec un autre visage politique qui accepte l’idée de la révision et qui décide d’abord d’élire les membres de la Cour constitutionnelle pour que le président, lui-même, le fasse et que le conseil de la magistrature le fasse. À ce moment là, la révision devient pensable », estime ce dernier.

Pendant ce temps, plusieurs partis demandent désormais la tenue d’élections législatives anticipées.

Le président Kaïs Saïed, qui doit s’exprimer dans les prochains jours, mettra-t-il fin au suspens qui commence à s’emparer du pays ?

Les prochains jours ne situeront davantage.




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