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Cameroun : guerre ouverte entre les leaders du principal parti de l’opposition

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Englués dans une guerre de succession sans précédent,   les leaders du Social Democratic Front, le principal parti de l’opposition camerounaise ne ratent plus une occasion de crêper le chignon.

La guerre de succession bat son plein au sein du Social Democratic Front. Dans cette guerre, deux concurrents sont en lice: Joshua Osih le premier vice-président du parti, député de l’assemblée nationale et préféré du Chairman du parti Ni John Fru Ndi et Jean Michel Nintcheu, deputé lui egalement  qui bénéficie du soutien des anciens cadres et partisans de l’aile dure du parti. Depuis plusieurs mois, les deux députés ne ratent plus aucune occasion de se lancer des flèches. Lors de l’avant-dernière réunion du Nec, des éclats de voix avaient déjà été entendues. Les différents belligérants ne s’étaient pas accordés sur le processus électoral pour le renouvellement des organes du parti,  tel que mené. Depuis ce moment les  blocages qui avaient été enregistrés dans diverses localités, n’ont pas bougé. Et samedi dernier, la dernière réunion du National executive comittee (NEC), instance décisionnelle du parti, a encore montré que les lignes de fracture se sont élargies. Parmi les sujets au menu des travaux, le renouvellement des organes dirigeants à la base, et la question des dissidents, regroupés au sein du G27, un groupe de 27 cadres qui se sont retranchés à Mbouda en juin dernier pour crier leur frustration d’être écartés de la gestion du parti.  

Pour résoudre le problème du renouvellement des organes de base bloqué dans certaines localités, « nous avons décidé de mettre les instances dirigeantes des régions sous le 18-8 » , indique  Adeline Djomgang, la secrétaire générale du parti. Selon elle, l’article 18-8 dispose que « Le Comité Exécutif National peut, lorsque la vie du Parti est menacée et que ladite menace est imputable à l’organe Exécutif concerné, prendre les mesures qu’il juge nécessaires et ordonner la réorganisation du Parti au niveau Régional et/ou de la cellule. Le mandat de l’organe réorganisé est le reste du mandat de l’organe dissout ». 

Mais pour le G27, l’application du 18-8 est une provocation de trop.  » Nous, hauts cadres du Parti, signataires de la déclaration de Mbouda du 22 juin 2022, sommes indignés et scandalisés par la façon dont la réunion du Comité exécutif national a décidé de paralyser le parti en dissolvant les exécutifs de toutes les structures sur le territoire national par une sanction commune« , réagissent Jean Michel Nintcheu et ses partisans, qui ont quitté la salle des travaux précocement. Dans une déclaration faite au lendemain des travaux. « L’article 18.8 tel que cité ci-dessus n’est applicable que lorsque la vie du Parti est menacée et que ladite menace est imputable à l’organe exécutif concerné », recadre le G27. Au sein du Social Democratic Front, l’heure est à la course aux armements, pour le combat final. A voir ce qui se passe,  l’implosion semble désormais inévitable et l’opposant historique de Paul Biya Ni John Fru




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