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« Couper Internet, la nouvelle tentation des régimes africains »

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En République démocratique du Congo, les électeurs attendent toujours de connaître les résultats de la présidentielle de dimanche. Depuis, l’accès à Internet et aux réseaux sociaux, a été coupé par les autorités.

La Croix évoque une tension de plus en plus « palpable », notamment dans la capitale, Kinshasa, alors que la date butoir de l’annonce des résultats, fixée par la Commission électorale, vient d’être reportée après le 6 janvier.

Longtemps retardées, ces élections doivent permettre de désigner le successeur de Joseph Kabila, dont l’entourage soutient que ces coupures visent à préserver l’ordre public après que des « résultats fictifs » ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux.

L’opposition voit, elle, dans ces coupures, une tentative de masquer des fraudes au profit du candidat de la majorité présidentielle, Emmanuel Shadary, qui assurait dès dimanche soir qu’il serait le nouveau président.

La Croix évoque également « une autre marque de crispation » : la coupure du signal de Radio France Internationale dans au moins cinq villes, dont Kinshasa, et le retrait de son accréditation à sa correspondante dans le pays, Florence Morice, officiellement, pour avoir diffusé des résultats non officiels de l’opposition, ce que dément RFI.

La RD Congo n’est toutefois pas la première, sur le continent, à user de ces méthodes. D’après Le Monde, la coupure des télécommunications en période électorale ferait désormais partie de « l’arsenal des régimes africains qui craignent l’insurrection populaire » et cherchent à empêcher à leurs opposants de se coordonner.

Le journal cite le cas, notamment, du Congo-Brazzaville, au moment du référendum pour le changement de la Constitution permettant au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat, à la fin de l’année 2015, puis lors de l’élection présidentielle de mars 2016. Le régime avait alors justifié la coupure des télécommunications par « des raisons de sécurité et de sûreté nationales ».

Le Monde évoque aussi le cas du Soudan du dictateur Omar el-Béchir, qui a privé les habitants d’Internet, le mois dernier, après avoir été surpris par les manifestations d’ampleur, qui se poursuivent actuellement.

Source: France 24




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