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Cameroun/Crise anglophone: les évêques chargent les deux parties

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Entre viols, blessés, kidnappings et assassinats, les victimes de la crise anglophone se comptent par milliers. Minimisée au départ, la crise de l’Ambazonie prend des proportions assez inquiétantes. L’église catholique soucieux et victime de ces exactions, appelle les différentes parties à reposer les bases du dialogue et de la réconciliation.

Le clergé, lors de la réunion des membres du conseil de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) tenu le 07 août dernier à Yaoundé, a dénoncée cette flambée de violence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le pire est que « personne n’est plus à l’abri de l’insécurité dans ces deux régions ».

Cette « guerre civile inutile et insensée » a suffisamment fait de victimes fustigent les évêques dans un communiqué. « Les populations, les autorité administratives, traditionnelles et religieuses, les forces de l’ordre et de sécurité sont quotidiennement agressées, humiliées et terrorisées. Des citoyens sont kidnappés, conduits à des destinations inconnues où ils font l’objet de tortures et de traitement inhumains et dégradants. Mettons fin à toutes les formes de violence et cessons de nous entre-tuer ! Nous sommes tous frères et sœurs ; revenons sur la voie du dialogue, de la réconciliation, de la justice et de la paix», implorent les hommes de Dieu qui, réclament que justice soit faite pour leur frère Alexandre SOB Nougui.

L’Abbé Alexandre SOB Nougui, a été abattu le 20 juillet dernier, dans la ville de Muyuka. Ce n’est pas la première fois qu’un prête est pris pour cible depuis le début de la crise anglophone. Le prélat, Samuel Kleda, appel « les autorités compétentes à mener des enquêtes afin que les auteurs de ce crime abominable puissent être amenés à répondre de leurs actes devant l’autorité compétente ».

Pour rappel, la crise a débuté en octobre 2016 à la suite des revendications sociopolitiques qui ont finalement  débouché sur des affrontements entre forces de défense et de sécurité et des groupes armés. Le peuple du Southern Cameroon avait décidé en août 1959, d’après plusieurs sources, que l’ONU le soumette à deux questions au plébiscite : l’intégration au Nigéria ou l’indépendance totale. Mais l’ONU leur a imposé le rattachement au Cameroun en violation de sa Charte. Dès 1961, au lieu d’une union en bonne et due forme, le gouvernement de la République du Cameroun (français),  va engager un processus d’annexion du Southern Cameroon qui va se solder en 1972 par la division de ce territoire en deux régions appelées de nos jours « régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ». L’annexion et l’indépendance font parties des raisons pour lesquelles les Anglophones se battent.




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