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Les sanctions de la CEDEAO, la pomme de discorde entre le Mali et la Côte d’Ivoire?

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La tension entre le Mali et la Côte d’Ivoire est montée d’un cran depuis l’arrestation de 49 militaires ivoiriens dimanche à Bamako. Pour l’historien Arthur Banga, les sanctions de la CEDEAO contre le Mali expliqueraient cette situation.

Invité de RFI ce mercredi matin, Arthur Banga, professeur à l’université Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, a d’abord expliqué que « ce sont quelques erreurs administratives qui ont occasionné cette montée des tentions« . Pour lui, la junte militaire au pouvoir en veut à la Côte d’Ivoire par rapport aux sanctions de la CEDEAO. « La junte malienne en veut encore aux autorités ivoiriennes, parce que pour elles, la Côte d’Ivoire a été en première ligne dans le durcissement de la position de la CEDEAO« , analyse Arthur Banga.

L’universitaire a également expliqué que le Mali chercherait à s’en prendre à la France à travers la Côte d’Ivoire. « Pour les Maliens et encore plus pour la junte malienne, toutes les sanctions de la CEDEAO et toutes ces mises au ban de la communauté internationale, c’est la volonté de Paris. Et Paris a pu le réussir parce que, selon eux, Abidjan fait partie des alliés sûrs de Paris sur le continent« , poursuit-il.

Abidjan privilégie la voie diplomatique, selon Arthur Banga qui ajoute qu’au-delà des discours officiels, la Côte d’ivoire et le Mali sont liés. « Pour ce que j’ai pu entendre, les soldats détenus par les autorités maliennes sont dans de bonnes conditions, donc on peut espérer avoir une solution diplomatique le plus tôt possible« , conclue-t-il.

49 soldats ivoiriens ont été arrêtés dimanche à l’aéroport de Bamako. Pour Bamako, ce sont des mercenaires. Dès lors, c’est le bras de fer entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Abidjan assure de son côté que ce sont bien des soldats de l’armée régulière qui venaient sécuriser des sites de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).




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