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Berat Albayrak, Turkey's Treasury and Finance Minister talks during a conference in Istanbul, Friday, Aug. 10, 2018, in a bid to ease investor concerns about Turkey's economic policy. Albayrak said the government will safeguard the independence of the central bank and outlined his ministry's new economic policy as the currency plunged, raising questions about the country's financial stability. (AP Photo/Mucahid Yapici)

TURQUIE : Berat Albayrak, un gendre idéal ?

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Accusé de corruption, miné par la paranoïa depuis le putsch raté de juillet 2016, le chef de l’État, aux pouvoirs renforcés, privilégie plus que jamais la confiance à la compétence.

Ministre de l’Énergie dans le gouvernement précédent, ancien PDG du holding turc Calik, puissant conglomérat du secteur énergétique, le gendre du chef de l’Etat est cité dans les Paradise Papers. Il aurait participé à la réalisation d’un complexe montage financier pour permettre à son groupe de ne pas payer des millions de dollars d’impôts. En 2016, il est suspecté d’avoir été impliqué dans la vente de pétrole aux djihadistes alors implantés en Syrie. C’est à la suite de l’évocation de ces accusations sur la page Wikipédia qui lui était dédiée que l’accès à l’encyclopédie en ligne a été bloqué en Turquie en 2017.

Sa gestion de l’actuelle crise financière n’est guère plus rassurante. Accusé d’amateurisme et d’incompétence par nombre d’économistes, il n’est guère que «l’ombre de son beau-père», murmure un observateur. Berat Albayrak reprend à son compte la rhétorique du président islamo-conservateur en affirmant que la crise économique est causée par une «opération d’origine étrangère» destinée à faire tomber le gouvernement.




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