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Arshad Sharif : une zone d’ombre entoure la mort du célèbre journaliste pakistanais

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Assassinat ou bavure policière ? s’interroge-t-on après la mort par balle dimanche soir d’un célèbre journaliste pakistanais. Evoquant un « regrettable incident », la police kenyane explique que le véhicule de Arshad Sharif aurait été confondu avec un autre véhicule volé avec un enfant kidnappé à bord. Au Pakistan, plusieurs voix exigent que la lumière soit faite sur la mort de celui qui n’a jamais eu peur de dire la vérité.

L’ONG Amnesty international juge « floues » les circonstances de ce drame et réclame « une enquête indépendante » en faisant référence à plusieurs rapports selon lesquels huit à neuf balles auraient été tirées sur le véhicule. Comment la police pourrait-elle user d’« une telle force meurtrière » alors qu’un enfant était censé se trouver à l’intérieur ? Selon Amnesty, le commissariat de police qui a signalé le crime « est responsable de plus de la moitié des exécutions extrajudiciaires » recensées au Kenya en 2021.

« S’agit-il d’une erreur d’identité ou d’un assassinat, suivi d’une tentative de dissimulation ? », questionne pour sa part le quotidien kényan, Standard, à sa Une. Dans ses colonnes, on analyse les explications données par la police kenyane au lendemain de la mort d’Ashrad Sharif en faisant ressortir les zones d’ombres.

Pour Reporters sans frontières qui réclame également une enquête internationale de l’ONU, il s’agit tout simplement d’un « meurtre troublant », « d’autant que ce journaliste venait de quitter son pays pour éviter harcèlement et arrestation », justifie l’ONG.

La question de la sécurité des « journalistes étrangers » est évoquée par l’association de la presse étrangère installée au Kenya. Elle juge « particulièrement inquiétantes les circonstances » de la mort d’Ashrad Sharif et encourage le gouvernement kényan à mener une enquête approfondie.

Le journaliste Arshad Sharif était connu pour ses critiques acerbes envers l’armée. Accusé de sédition, il avait dû fuir le Pakistan pour trouver refuge au Kenya en début d’année.




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