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Libération de Papson Moutité : ça grogne de partout !

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De nombreuses voix se lèvent de plus en plus pour fustiger la libération de l’artiste Papson Moutité. Particuliers, autorités législatives, associations de défense des droits des hommes et/ou des femmes expriment leur désaccord par rapport à la gestion de cette affaire par la justice togolaise.

Le ‘Collectif NON C’EST NON’, du député Gerry Taama, l’AGPEF et autres ont déjà fait une sortie pour dénoncer la mise en liberté provisoire de Papson Moutité, visé par plusieurs chefs d’accusations notamment viol. Ce mardi c’est le Mouvement Martin Luther King qui monte au créneau.

Selon le MMLK dirigé par Pasteur Edoh Komi, on ne peut pas seulement se baser que sur des raisons de santé pour libérer provisoirement un détenu. L’actuel adjoint au maire dans le Golfe 2, réclame justice aux victimes et appelle les autorités judiciaires à expliquer à l’opinion les motifs de la libération de l’homme qui se réclame « ami personnel et conseiller du chef de l’Etat ».

« C’est vrai quand même qu’il pouvait bénéficier de présomption d’innocence, mais les choses ont vite évolué. Et aujourd’hui, l’opinion nationale mécontente s’agite et veut vraiment savoir ce qui s’est passé. Quels sont les nouveaux éléments qui ont milité à sa faveur pour qu’il soit libéré. Puisque ses victimes sont là. Et les preuves ont été à tout bout de champ tendues. Alors qu’est ce qui s’est passé concrètement ? Pour nous, au MMLK, il est question quand même de connaitre les raisons de sa libération après 40 jours de détention. Nous avons, nous aussi, des détenus qui sont souffrants, des détenus dont l’état de santé est alarmant. Il est question de faire justice à ces filles. Parce que lorsqu’il s’agit de viol, l’Etat togolais ne s’amuse pas. Je pense que cette affaire est une affaire nationale, et il y a lieu quand même que les autorités judiciaires puissent nous situer. Aujourd’hui, on ne doit plus prêter le flanc à l’impunité. Ces actes qui ont été commis sur des citoyennes mérites d’être éclairés  », a affirmé le responsable du Mouvement Martin Luther King.

Le député de la sixième législature, Gerry Taama se prononçant sur l’affaire, a indiqué quant à lui qu’il ‘n’y a aucune justice dans ça’. Le président du NET aura tant évité de discuter des discussions judiciaires pour respecter la séparation des pouvoirs, mais il finit par affirmer que du moment où un juge d’instruction décide d’ouvrir une infirmation judiciaire sur une affaire et met le prévenu en détention provisoire, c’est qu’il s’est basé sur un certain nombre de preuves qui nécessitent la privation de liberté.

« Le viol est un crime, comme l’assassinat ou l’enlèvement, par conséquent, cette libération me pose un problème éthique. Soit l’intéressé a payé une énorme caution pour retrouver la liberté en attente de son procès, ou alors de nouvelles informations tendent à requalifier l’affaire. Il faut qu’on sache.

Autrement, c’est choquant que des gens croupissent en prison en attente de leur jugement pour le vol d’une poule (ce n’est pas bien de voler les poules des gens) alors que des violeurs présumés retrouvent la liberté.

Je n’ai pas voulu intervenir sur le dossier Raoul le Blanc parce que beaucoup de personnes se retrouvent aujourd’hui en prison parce qu’ils n’ont pas d’avocats et ne connaissent pas le droit, et cibler une personne particulièrement n’est pas pas juste non plus, mais je conçois que Raoul doit être amer. Il se prend six mois pour avoir seulement menacé de publier des photos nues d’une femme (ça aussi c’est pas bien, faut respecter nos sœurs) mais l’autre, il a déjà publié des photos nues, et aurait fait pire. (présomption d’innocence oblige)

Par contre, je ne ferai pas ce palabre là. Quand il s’agit des questions de mœurs, c’est à la société civile d’agir. Le mouvement Non c’est Non à une occasion unique de s’illustrer, sans compter d’autres associations comme le Gf2d.

Autrement, je ne vois aucune justice dans cette libération.« 

Gerry Taama

L’AGPEF par la voix de Laure Amoussou-Amana, sa Directive exécutive a affirmé que « c’est avec surprise et consternation, que l’Alliance Globale pour la promotion de l’Enfant et de la Femme (AGPEF-Togo) a appris la libération conditionnelle de l’auteur poursuivi de viol et complicité de violences volontaires aggravées ». L’Alliance a ensuite ajouté que l’artiste doit répondre des accusations portées contre lui devant la Justice.

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