Accueil / Pays / Afrique Centrale / Cameroun / Au Cameroun : 4 journalistes suspendus pour attaque verbale menacent de saisir la justice

Au Cameroun : 4 journalistes suspendus pour attaque verbale menacent de saisir la justice

Partagez ceci :

4 journalistes viennent d’être suspendus par Hamid Youfedi, le sous-préfet de l’arrondissement de la ville de Nkongsamba à l’Ouest du Cameroun. Les hommes de médias sont accusés de mendicité et de chantage par le sous-préfet de l’arrondissement de la ville de Nkongsamba à l’Ouest du Cameroun.

L’autorité administrative accuse les journalistes Riphin Ngoppe, Nana Serge, Hen Château et Franck Lionel Diffo, tous travaillant pour les médias locaux « de mendicité, chantage et d’attaques verbales contre des fonctionnaires lors de la clôture du championnat de vacances baptisé « Nkongsamba 2ème pour la paix et le vivre-ensemble ». Les faits se sont déroulés le 29 Août 2022.

Aussitôt suspendu, l’un des journalistes cités dément les accusations et menace de saisir la justice. Dans le « droit de réponse » qu’il publie, le journaliste dit avoir appris « avec grande stupéfaction » l’interdiction de couvertures médiatiques publiques dont lui et de certains de ses confrères écopent.

« Quant à ce qui me concerne personnellement, je voudrais dire sans ambages, que je ne me reconnais pas dans ces accusations diffamatoires soulevées par le sous-préfet du 2e arrondissement de Nkongsamba. Je n’ai jamais eu d’altercations, ni hier ni aujourd’hui avec ce dernier. Au contraire, j’ai fait une sortie ce mardi 30 août 2022 intitulé « opinion » pour défendre l’image de ce championnat et de l’institution de la mairie 2e. Toutefois, je me réserve le droit d’engager des procédures judiciaires visant à rétablir mon honorabilité », prévient notre confrère. Les autres journalistes cités ont également menacé de saisir la justice.

C’est à travers un message porté envoyé au commandant de la brigade de gendarmerie de Nkongsamba II, le 30 Août 2022 que l’autorité administrative a formulé sa suspension. Dans cette correspondance, Hamid Youpedi demande au commandant de brigade de « bien vouloir refouler jusqu’à nouvel avis à la couverture médiatique d’événements se déroulant dans ma circonscription administrative les nommés Riphin Ngoppe de la voix du Moungo, Nana Serge de Tribune Libre, Hen Château de LTM, Franck Lionel Diffo de DBS TV ».

En plus des accusations formulées plus haut, le chef de terre indique que les hommes de médias « se sont par ailleurs négativement comportés par des publications de sabotage dans les médias et réseaux sociaux ».
Au sein de l’opinion, l’attitude de l’autorité administrative est pointée du doigt. « Cette pratique est connue chez plusieurs autorités administratives qui prennent des sanctions contre certains hommes de médias qu’ils trouvent gênant. Ce en violation de la règlementation », commente un ancien journaliste.

Essama Aloubou




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »