Bouteflika: 3 mois après la déchéance, ce qu’il devient

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Sa dernière apparition publique remonte à sa démission il plus de trois mois. Et depuis lors, c’est silence radio. Chassé du pouvoir par l’armée et la rue, à travers une mobilisation monstre contre sa candidature à un 5è mandat à la tête de l’Algérie, l’ex-président Abdelaziz Bouteflika n’a plus donné signe de vie depuis le mardi 2 avril dernier. Et les spéculations vont bon train.

Alors que certaines mauvaises langues font croire que l’ancien président déchu serait à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, où il possède d’un ranch de 500 hectares, d’autres soutiennent que l’ex-raïs aurait fui en famille à bord d’un avion présidentiel pour s’exiler dans un château près de Genève.

Les rumeurs et les spéculations évoquent également que Bouteflika serait placé en résidence surveillée dans sa villa de Sidi Fredj, sur le littoral ouest d’Alger. Il aurait été chassé de la résidence médicalisée de Zeralda, où il vit depuis qu’un AVC l’a cloué sur un fauteuil roulant, et tous ses meubles auraient été restitués à l’État.

Et pour d’autres encore, il serait même hospitalisé dans une clinique suisse sous une fausse identité.

Eh bien, rien de tout cela ! A en croire une enquête de Jeune Afrique, l’ancien dirigeant algérien vit toujours dans sa maison médicalisée de Zeralda.

Physiquement amoindri, souligne tout de même JA, Bouteflika est psychologiquement très affecté par son exil intérieur. Et encore plus par l’incarcération de son jeune frère, Saïd Bouteflika, écroué dans une prison militaire pour « complot contre l’autorité de l’État  » et  » atteinte à l’autorité de l’armée ».

À ces tourments, renseigne la même source, s’ajoutent aussi la menace de devoir rendre des comptes devant la justice, à l’instar de ses anciens Premiers ministres et ministres, en prison pour des faits de corruption et de dilapidation présumées commis durant son règne.