Accueil / Country / Central Africa / Cameroun / Cameroun : le trafic des ossements humains prend des proportions inquiétantes

Cameroun : le trafic des ossements humains prend des proportions inquiétantes

Partagez ceci :

Le  trafic des restes humains au Cameroun inquiète. Au cours de ces derniers mois, plusieurs trafiquants de reste humains ont été arrêtés. Les derniers en date ont été pris le 14 septembre dernier. La gendarmerie nationale a annoncé avoir démantelé un « réseau criminel spécialisé dans la vente d’ossements humains » à l’Est du Cameroun, suite à une opération d’infiltration qui a débuté en juillet. La transaction devait rapporter 45 millions FCFA aux suspects.

A Douala, la capitale économique du Cameroun,  trois hommes ont été arrêtés le mois dernier alors qu’ils tentaient de vendre des restes humains, au cours d’une opération conduite par la Police judiciaire. Ils ont été traduits  au tribunal de première instance (TPI) de Douala-Bonabéri.

Leur procès s’est ouvert ce vendredi 28 octobre au tribunal de première instance (TPI) de Douala-Bonabéri. Cette interpellation marque la fin d’une longue enquête sur le trafic d’écailles de pangolin et de peau de panthère vers l’Inde, qui a permis de découvrir les activités macabres qui se cachent derrière ce trafic. Les enquêtes disent avoir impliqué dans leur enquête, des défenseurs de l’environnement en Inde qui ont fourni des informations importantes ayant conduit à ces arrestations, selon nos sources.

« Le lien entre le trafic d’espèces sauvages et le trafic de parties humaines a évolué au fil des années, devenant sinistre et étroitement lié. Certains trafiquants d’espèces sauvages sont opportunistes et s’adonnent à toutes sortes de trafics, y compris les minerais illégaux, les parties humaines et les drogues », explique Laga, une ONG qui appuie le gouvernement dans l’application de la loi faunique dans le cadre d’un partenariat établi depuis 2013.

L’année dernière, le TPI de Foumbot (Ouest) a condamné deux trafiquants d’ossements humains à 5 ans de prison, la peine maximale prévue par la loi.

L’article 274 alinéa 1 du Code pénal dispose en effet que « celui qui viole des tombeaux ou sépultures, profane tout ou partie d’un cadavre humain, enseveli ou non, est puni d’un emprisonnement de 3 mois à 5 ans et d’une amende de 10 000 à 100 000 FCFA ».

Selon plusieurs sources,  les ramifications de ce trafic dépassent souvent les frontières du Cameroun.

Essama Aloubou




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »