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Cameroun : des parlementaires somment un assureur de payer 200 milliards de dommages à l’Etat

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Ce montant devrait permettre de couvrir prêt de ¾ du cout total des ressources nécessaires pour la réhabilitation de la  Société Nationale de Raffinage (Sonara) du pays, victime d’un incendie en 2019.

Députés et sénateurs camerounais, membres du Réseau Parlementaire pour la Promotion des Assurances (Reppas) veulent utiliser tous les moyens pour contraindre Activa assurances de payer 200 milliards de FCFA à l’Etat du Cameroun. Selon les parlementaires, ce montant représente le coût total de l’indemnisation que l’assureur doit payer à l’unique raffinerie du pays, victime d’un incendie en mai 2019 et qui n’a toujours pas encore été réhabilitée. Devant le ministre des Finances camerounais, Louis Paul Motaze, ce groupe d’élus de la Nation n’a pas emprunté quatre chemins pour exprimer son indignation devant le non-paiement de l’indemnisation par l’assureur Activa assurances. «Les députés et les sénateurs ont instruit le secrétaire général, et le président du Reppas l’honorable Benilde Djeumeni, d’entreprendre une descente sur le terrain auprès de l’assureur et auprès de la Sonara pour s’imprégner davantage de ce qui fait réellement problème », a révélé l’honorable Koupit Adamou, député de l’opposition et secrétaire générale du réseau parlementaire.

Pour réhabiliter l’unique raffinerie qu’il dispose, le Cameroun doit  débourser, selon les estimations de Gaston Eloundou Essomba,  ministre camerounais  de l’Eau et de l’Energie, environ 250 milliards FCFA. Une facture qui pourra s’alléger si l’assureur verse les 200 milliards qui lui sont exigés. Mais si l’on prend en compte les suggestions faites par  Comité Technique de Réhabilitation des Entreprises du Secteur Public du Cameroun (CTR), l’enveloppe de réhabilitation de la Sonara pourrait être revue à la hausse. Dans un rapport publié en début 2022. Ce comité étatique avait proposé qu’une étude technicoéconomique et financière approfondie, soit réalisée. L’entité interministérielle suggérait l’option d’une raffinerie complexe disposant d’une unité d’hydrocraquage, assortie des plans et du design de la nouvelle raffinerie, la finalisation et la signature des conventions de remboursement des dettes avec les banques et les traders qui s’élèvent à près de 300 milliards de FCFA et la poursuite de la réduction des charges salariales de l’entreprise.

Essama Aloubou




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