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France: la majorité présidentielle secouée par l’ex-ministre Rachida Dati

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Après l’affaire Damien Abad, la macronie à nouveau dans la tourmente! La majorité présidentielle en France est secouée par de graves accusations portées contre un de ses membres par l’ancienne ministre Rachida Dati.

Dans une lettre révélée par le Canard enchaîné et Le Parisien, Rachida Dati a signalé le député LREM Gilles Le Gendre pour des accusations de « harcèlement » qui pèsent contre lui. Dans ce courrier, l’actuelle maire du 7e arrondissement de Paris pointe le fait que l’ancien président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale a été «mis en cause publiquement à plusieurs reprises, depuis 2020, dans des affaires de harcèlement moral et sexuel».

Les fondements de l’action de Rachida Dati

Rachida Dati s’appuie notamment sur un communiqué daté du 27 février 2020, dans lequel les organisations syndicales de collaborateurs parlementaires réagissaient aux propos tenus par Gilles Le Gendre lors d’une matinale de France Inter.

Gilles Le Gendre avait en effet déclaré «ne pas avoir connaissance de cas précis de harcèlement moral et sexuel à l’Assemblée nationale» ce qui, selon ces organisations, constituaient des «allégations mensongères». Elles assuraient alors lui avoir signalé de tels délits concernant au moins un député du groupe.

L’ancienne Garde ses Sceaux cite également un article publié par Mediapart le 25 mai 2022 pour soutenir que Gilles Le Gendre a lui-même fait l’objet de mises en causes publiques liées à des «comportements inappropriés» à l’égard d’au moins une collaboratrice parlementaire.

Elle évoque par ailleurs un message posté sur Facebook le 29 mai 2022 par Joachim Son-Forget. Le député des Français de l’étranger, membre du groupe parlementaire LREM jusqu’à la fin de l’année 2018, avait présenté Gilles Le Gendre comme «le chef des députés LREM soupçonné lui-même d’abus sexuels».

« Rumeur » et « dénonciation calomnieuse »

Dans un communiqué diffusé mercredi, Gilles Le Gendre, candidat aux prochaines législatives, accuse Rachida Dati de relancer “la rumeur ayant servi à une manipulation grossière pour tenter d’empêcher [son] élection à la tête du groupe La République en Marche en septembre 2018″. Des rumeurs qui “ont fait l’objet des vérifications nécessaires”, selon le député de Paris, qui rappelle n’avoir fait l’objet d’aucune accusation formelle ni d’aucune plainte.

Il y a quelques semaines, c’est un autre membre de la majorité présidentielle française qui était en Une des journaux. Selon Mediapart, deux femmes, dont le journal a recueilli les témoignages, accusent le ministre des Solidarités, Damien Abad, de viol en 2010 et en 2011. 




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