Accueil / Country / Central Africa / Cameroun / La panafricaniste anti-Francafrique Nathalie Yamb crache le feu sur les autorités françaises

La panafricaniste anti-Francafrique Nathalie Yamb crache le feu sur les autorités françaises

Partagez ceci :

Après son interdiction d’entrée et de séjour en France, la panafricaniste anti-Françafrique a répondu aux autorités françaises. Elle affirme  qu’elle ne craint pas  la mort et qu’elle est  une femme libre. C’est une Nathalie Yamb plus que jamais déterminée qui a répondu aux autorités françaises.

Le 17 octobre dernier, la militante suisso-camerounaise s’est montrée plus combative vis-à-vis des décideurs français. « Je sais. Oui. Je sais qu’ils me tueront. Mais ils n’arriveront pas à assassiner l’irrépressible envie de liberté et de justice qui anime la grande majorité des populations africaines. Le 15 octobre 1987, ils ont assassiné Thomas Sankara, mais ils n’ont pas réussi à tuer les aspirations et les valeurs qu’il incarnait », a écrit l’activiste qui croit qu’elle est déjà condamnée à mort et sera exécutée par ceux qu’elle combat.   

Elle s’étonne d’ailleurs qu’elle soit considérée comme une femme dangereuse, elle qui n’a aucun pouvoir de décision.  « Le 15 octobre 2022, 35 ans plus tard jour pour jour, ils annoncent au monde entier que je suis le plus grand danger de la planète pour les intérêts français. Une petite femme africaine de 163 cm, qui ne dirige aucun État, ne possède aucune arme, aucune armée, aucun média, qu’ils ont eux-mêmes arrachée à l’Afrique, en me faisant arrêter puis expulser vers l’Europe, comme on arrêtait et jetait nos aïeux dans les cales des bateaux pour les envoyer en esclavage en Europe et dans les plantations », se défend la combattante.

D’attaque de bout en bout, la combattante affiche une abnégation sans précédent dans la lutte qu’elle mène  pour l’avènement d’une Afrique libérée de la domination et de l’exploitation des puissances qui n’arrêtent pas d’appauvrir le continent. « Mais je ne suis pas une esclave. Je ne suis l’esclave de personne. Je ne l’ai jamais été. J’ai vécu, je vis et je vivrai en femme libre. Et je mourrai en femme libre. De la même façon que j’ai hérité des aspirations, des valeurs, des principes et du courage de Thomas Sankara, de Jerry Rawlings, de Ruben Um Nyobè, de Jean-Jacques Dessalines, de la même façon des milliers, des millions de personnes hériteront de cela quand ils me tueront ».

Il y a quelques jours, Nathalie Yamb avait  reçu par lettre recommandée l’arrêté pris à son encontre en janvier l’interdisant de territoire en France. Nathalie Yamb, très active sur les réseaux sociaux, ,des symboles de la présence française en Afrique.

Essama Aloubou




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »