Home / A la Une / Tshisekedi: taxé d’être une « marionnette » de Kabila, il répond (enfin) à ses détracteurs

Tshisekedi: taxé d’être une « marionnette » de Kabila, il répond (enfin) à ses détracteurs

Partagez ceci :

Dans un entretien exclusif avec RFI et France 24, diffusé ce samedi 29 juin 2019, le président de la République Démocratique du Congo s’est exprimé sur son élection controversée, la formation de son gouvernement, mais aussi ses relations avec Joseph Kabila. Réagissant aux allégations selon lesquelles il serait « téléguidé » par son prédécesseur, Félix Tshisekedi a répondu en substance:  » Je ne pense pas que je suis une marionnette ».

Ci-dessous, un extrait de l’interview:

Christophe Boisbouvier (RFI) : Alors certains y voient une manœuvre du camp du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila pour vous affaiblir. Et votre ancien camarade de l’opposition, adversaire malheureux le 30 décembre 2018, Martin Fayulu, dit même que vous êtes devenu « une marionnette » de Joseph Kabila ?

Félix Tshisekedi: Vous savez, en politique lorsque vous avez un certain statut, et c’est le cas avec moi, je suis président de la République, je dois accepter les bons points comme les mauvais points. Monsieur Fayulu a le droit de s’exprimer à partir du moment où il ne diffame pas, il a le droit de s’exprimer. Nous sommes en démocratie, en tout cas nous essayons de l’être. Moi, je ne pense pas que je suis une « marionnette ». J’ai privilégié, ça il faut le dire, la stabilité de l’État. Nous sommes dans une alternance qui s’est historiquement bien déroulée. Je crois qu’il faut préserver la paix et la stabilité du pays. Et c’est peut-être ça qui fait dire à certains que je suis une « marionnette », parce qu’ils espéraient peut-être qu’il y ait du sang, qu’il y ait de la violence comme nous avons toujours été habitués depuis nos années d’indépendance. Mais cette fois-ci, mal leur en a pris parce qu’il n’y aura pas de sang, il n’y aura pas de violences. Les choses devront se passer normalement. Et voilà, tout ce que je peux dire.

Marc Perelman (France 24) : Quand vous les voyez, vos homologues, le Rwandais Paul Kagame et l’Angolais João Lourenço vous conseillent d’être « pleinement » président. Est-ce que vous êtes « pleinement » président ?

Félix Tshisekedi: Je suis « pleinement » président.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Traduction »