Home / A la Une / Burkina : Kemi Seba en garde à vue pour injure à l’encontre du président

Burkina : Kemi Seba en garde à vue pour injure à l’encontre du président

Partagez ceci :

L’activiste franco-béninois Kémi Seba est placé en garde à vue depuis samedi à Ouagadougou, rapporte RFI. Il est accusé d’avoir traité le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré de ‘passoire politique’ au cours d’un débat houleux sur le franc CFA à l’université de Ouagadougou 1.

Les propos du président de l’Ong Urgences panafricanistes ont été mal accueillis par des jeunes proches du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Selon la radio française, il a été amené à la gendarmerie, dans un premier temps, pour le mettre à l’abri de partisans du parti au pouvoir en colère.

Mais dans un second temps, les gendarmes lui ont expliqué qu’il était en garde à vue.

« Dès mon arrivée, l’agent enquêteur lui a signifié que sur de nouvelles instructions du procureur, désormais, il devrait considérer qu’il était retenu dans le cadre d’une procédure engagée contre lui pour injure à l’encontre du chef de l’État, M. Roch Christian Kaboré. Au delà des injures, on lui reproche d’avoir incité les populations et notamment la jeunesse à la révolte ; d’avoir aussi, d’avoir tenu certains proposnotamment en disant que sous le régime du président Compaoré, la sécurité était mieux assurée au Burkina que sous le régime du président Kaboré. Il avait, par ce fait là, tenté de démoraliser, selon les termes de l’agent enquêteur, tous ceux qui se battent au Burkina Faso contre le terrorisme », a expliqué Maître Prosper Farama, l’avocat de Kemi Seba.

Pour Hervé Ouattara, le responsable du Front anti-CFA qui avait invité Kémi Seba à participer au débat, son interpellation marque les limites de la liberté d’expression au Burkina Faso.

« Pour nous, c’est une entrave à la liberté d’expression »déclare-t-il. 

« Nous nous sommes battus pour cette liberté. Je pense que c’est au prix du sang que nous avons acquis cette liberté. Le président Kaboré est aujourd’hui le prix de cette lutte. Donc pour nous, arrêter Kemi Seba parce qu’il a juste traité le président Kaboré de « passoire politique », c’est revenir en arrière. L’attitude du régime actuel n’est pas pour favoriser le développement, l’expression de cette liberté », a-t-il ajouté au micro de RFI.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Traduction »