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Cameroun : 518 agents publics licenciés en 2021 dans le cadre de la lutte contre la corruption

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Selon le dernier rapport de la Commission nationale anti-corruption, plusieurs de ces agents ont été limogés pour absences irrégulières au poste, fraudes, et ou faux diplômes.

Le dernier rapport de la Commission nationale anti-corruption (Conac) sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun n’arrête pas de faire des révélations. De ce rapport on apprend que 518 agents publics ont été licenciés en 2021 dans le cadre de la lutte contre la corruption. Au total, 499 fonctionnaires et contractuels d’administration ont été licenciés et révoqués d’office de la Fonction publique pour «absences irrégulières», dans le cadre de l’opération de comptage physique des personnels de l’État (Coppe). D’autres ont été licenciés pour «présentation d’un faux diplôme lors du recrutement ou pour fraude». C’est le cas notamment de la Société nationale de raffinage (Sonara) qui a radié 13 membres de son personnel et d’Electricity Development Corporation (EDC) qui s’est séparé de cinq.

Dans l’ensemble ce sont 865 agents publics qui ont eu des démêlés avec l’administration. Il leur est reproché des fautes diverses. Ainsi, les sanctions infligées vont de l’avertissement au licenciement. À titre d’exemple: 106 ont écopé d’une suspension, 25 d’un retard à l’avancement, 23 d’un blâme, 21 d’un redéploiement, 17 d’un avertissement, 11 d’une mise en débet, 8 d’une mise à pied, 4 d’un abaissement d’échelon. On apprend que deux ont reçu l’ordre de rembourser les sommes indûment perçues et un a été déchargé de ses fonctions. «Certaines des affaires pour lesquelles ces personnes ont été sanctionnées ont donné lieu à des poursuites judiciaires», affirme la Conac. Pour la Conac, l’institution, ces sanctions prouvent que la répression contre la corruption est réellement «effective» dans l’administration publique camerounaise.

Ces sanctions ont été prises au sein des départements ministériels et d’entreprises publiques et parapubliques, d’après le document rendu public le 10 novembre dernier.

Essama Aloubou




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