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Conflits meurtriers entre éleveurs et cultivateurs au Tchad, un sujet tabou ?

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Deux journalistes ont été arrêtés et placés en garde à vue en début du mois d’août, avant d’être finalement relâchés. Leur seul crime a été d’avoir réalisé des reportages sur les tensions violentes souvent meurtrières entre éleveurs et cultivateurs au Tchad. Ce phénomène ne date malheureusement pas d’aujourd’hui et continue de prendre de l’ampleur.

Reporters sans frontières (RSF) attire l’attention des autorités tchadiennes sur les pressions que subissent les médias privés de la part des protagonistes et de l’administration locale pour ne pas mettre les projecteurs sur ces conflits intercommunautaires qui ont pourtant fait une centaine de morts depuis 2020.

« (…) Ils (les journalistes, ndlr) doivent pouvoir travailler sans être inquiétés, ils doivent pouvoir travailler sans craindre pour leur sécurité, et donc le contexte de ce dialogue national doit pouvoir motiver une meilleure protection des journalistes, une meilleure protection et promotion de la liberté de la presse d’une manière générale, et arrêter les arrestations arbitraires », a indiqué Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de RSF, joint par Christina Okello, de la rédaction Rfi Afrique.

Pour rappel, le 3 août dernier, vingt-sept personnes, essentiellement des éleveurs, ont été tués à la frontière soudano-tchadienne lors de ces tensions nées des vols répétés de bétail.




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