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Droits LGBT : malgré les pressions extérieures, le Togo reste imperturbable

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La position du Togo sur la question des LGBT est claire: la loi et les moeurs togolaises ne tolèrent pas (encore) les pratiques sexuelles entre les individus du même sexe.

Sur les 224 recommandations qui lui ont été formulées suite à son exposé sur la situation des droits de l’Homme, du 24 janvier au 4 février derniers, dans le cadre de la 40ème session du Conseil des Droits de l’Homme, le Togo n’en a accepté que 182.

« Toutes les recommandations ont été minutieusement étudiées, dans une démarche inclusive, avec toutes les parties prenantes. Suite à ces concertations nationales, le Togo a décidé d’accepter 182 recommandations et d’annoter 42 », a indiqué le ministre togolais des droits de l’homme Christian Trimua, le 30 juin dernier à Genève.

À Genève, de nombreux pays ont invité le Togo à dépénaliser l’acte sexuel entre personnes adultes de même sexe et demandé aux autorités togolaises de lutter contre les discriminations faites aux personnes en raison de leur orientation sexuelle.

Les exigences du Commonwealth

Après sa récente adhésion au Commonwealth, les pressions s’exercent de plus en plus sur le Togo pour plus d’ouverture sur l’épineuse question LGBT. Le pays de l’Afrique de l’Ouest va-t-il enfin lâcher prise?

Le Commonwealth ne peut imposer au Togo certaines pratiques comme l’homosexualité (…) et aussi le Commonwealth n’est pas dans une position hôte ou l’organisation dicterait la démarche à suivre aux différents États. Je rappelle que c’est une organisation qui prône véritablement la coopération, le partenariat et le principe de non-ingérence”, a rappelé mardi le porte-parole du gouvernement, le professeur Akodah Ayewouadan.

L’universitaire a également rappelé la conception de la société togolaise sur la question de l’homosexualité:Vous connaissez la position de notre pays sur ces libertés-là et cette position ne variera pas puisque nous l’avions déjà dit, notre corpus social ne souhaite pas que nous allions vers ces libertés-là. Comme un gouvernement, un Etat doit écouter son corpus social, il n’est pas de raison de craindre que l’adhésion du Togo au Commonwealth nous impose quelques approches nouvelles que ce soit. On peut être rassuré sur ce point de vue”. 

En 2021, l’autre porte-parole du gouvernement, Christian Trimua, avait rappelé que « l’homosexualité n’est pas un droit de l’homme » au Togo.




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