Lutte contre la cybercriminalité : ne tombez plus dans les pièges !

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Les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram…) et les applications de messagerie instantanée (WhatsApp, Telegram et Messenger…) ont apporté un certain dynamisme dans l’univers de la communication numérique. Il est plus facile d’échanger et de sympathiser avec des « amis » virtuels qui, pour la plupart, sont de parfaits inconnus. Derrière l’écran de son ordinateur ou de son téléphone, votre interlocuteur pourrait ne pas avoir de saines intentions. Voici quelques signes qui doivent vous alerter.

La cybercriminalité constitue un véritable fléau social. Le nombre des victimes ne cesse d’augmenter. Les cybercriminels ne manquent pas d’ingéniosité pour diversifier leurs techniques. Le Chef division Études et Statistiques au ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, Commissaire Dedji Awoh a présenté les cas les plus fréquents lors d’un atelier sur la cybercriminalité au bénéfice des professionnels de la communication :

Les chantages à la vidéo

Au fil des discussions, une relation de confiance s’établit entre la victime et le cybercriminel. Ce dernier demande à la victime de participer à une conversation vidéo dans laquelle il la persuade de se dénuder. Pendant ce temps, l’individu enregistre la vidéo. Il peut également demander à sa victime de lui envoyer des photographies d’elle dans lesquelles elle apparait nue. Avec ces vidéos ou photographies, le cybercriminel fait chanter sa victime en menaçant de publier ces images si elle ne lui verse pas d’importantes sommes d’argent.

Les arnaques au « love tchat » sur les sites de rencontre

C’est à peu près la même procédure que la précédente. A la différence qu’après la naissance de la relation amoureuse, le cybercriminel joue sur les sentiments de sa victime pour lui demander l’envoi de diverses sommes d’argent, prétextant des besoins urgents et vitaux. La parade à ce type de criminalité est la prudence et la vigilance : Ne jamais accepter une amitié d’un inconnu et surtout n’envoyer aucune somme d’argent sans vérification préalable.

Les arnaques aux œufs de perroquets, aux noix d’argan, aux aloe vera, aux sèves de moringa…

Les auteurs contactent leur victime et prétendent être une ancienne connaissance. Ils lui font croire qu’ils avaient l’habitude d’acheter l’un de ces produits auprès d’un homme d’âge mur, et de les revendre à des étrangers, réalisant un gros bénéfice. Prétextant leur absence du territoire, ils proposent donc à leur victime de s’y atteler et lui donnent les numéros de téléphone de leurs partenaires qui ne sont en réalité que leurs complices et qui se font passer respectivement pour le fournisseur, l’acheteur et le transporteur.

Le présumé fournisseur demande à la victime de lui envoyer une somme d’argent afin qu’un échantillon de la marchandise soit expédié. Le transporteur quant à lui demande à la victime de lui envoyer des sommes d’argent pour régler des frais de douanes, d’analyses de services phytosanitaires… Ne vous laissez pas prendre !

Les arnaques aux envois de conteneurs

Les délinquants contactent leurs victimes et réussissent à établir une relation de confiance. Puis, se faisant passer pour des bienfaiteurs désintéressés, ils proposent de leur envoyer gratuitement un conteneur de divers objets (voitures, motos tout terrain, ordinateurs et autres matériels de bureau). Afin de rendre possible cet envoi, ils leur demandent des sommes d’argent dérisoires, comparativement à la valeur réelle des objets supposés être expédiés. Ces fonds, selon leurs propos, doivent servir à payer les frais de fret ou de douane. 

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