Accueil / A la Une / Mali : l’étrange absence de Faure Gnassingbé à Bamako ce jeudi

Mali : l’étrange absence de Faure Gnassingbé à Bamako ce jeudi

Partagez ceci :

Une mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, CEDEAO, s’est rendue à Bamako, au Mali, ce jeudi 29 septembre. Faure Gnassingbé, le principal médiateur dans la crise entre le Mali et la Côte d’Ivoire, n’a pas fait le déplacement de la capitale malienne.

La mission devrait se rendre à Bamako mardi dernier, mais les autorités maliennes avaient évoqué « des questions d’agenda » pour repousser cette visite qui a finalement eu lieu ce jeudi. Mercredi, le ministère malien des Affaires étrangères a confirmé l’arrivée de trois chefs d’État dont celui du Togo, Faure Gnassingbé.

Cette absence remarquable s’explique, si l’on en croit un communiqué de presse de la présidence togolaise, par la visite d’État de Faure Gnassingbé au Japon depuis le 27 septembre, dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Togo et le Japon. Etrange!

En confirmant l’arrivée de Faure Gnassingbé, la diplomatie malienne ignorait sûrement l’agenda du président togolais. Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères du Togo, n’a-t-il pas communiqué cette information à son homologue Abdoulaye Diop? « Sur ce genre de dossiers, Robert Dussey n’a aucun contrôle; c’est Faure Gnassingbé lui-même qui est le vrai maître du jeu. Certainement qu’il a dribblé Robert Dussey à cause des informations qu’il a pu avoir sur la position de la junte malienne qui n’entend pas bouger d’un iota au sujet des militaires ivoiriens, objet du déplacement de la mission de la CEDEAO. Pour faire court, Faure Gnassingbé est bien conscient que la médiation de la CEDEAO ne va pas aboutir. Il a donc préféré éviter d’associer son image à cette honte internationale« , analyse un observateur politique togolais sous anonymat.

Abdoulaye Diop, le ministre des Affaires étrangères du Mali avait prévenu: la CEDEAO « ne doit pas venir en instructrice mais en conciliatrice« . Une mise en garde qui intervient après les déclarations d’Umuru Umbalo Sissoko, président bissau-guinéen et président en exercice de la CEDEAO lors de la 77e Assemblée générale des Nations unies; des déclarations auxquelles a répondu, sur un ton bien martial, Abdoulaye Maiga, le premier ministre par intérim du Mali.

Mission de la dernière chance pour la CEDEAO? Pour Alioune Tine, expert indépendant de l’ONU, « la survie de la CEDEAO se joue à Bamako« . Et la médiation togolaise dans tout ça?




Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Traduction »