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Groupe Wagner : l’Afrique dans le collimateur d’un projet de loi américain

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Surveiller les opérations d’influence politique et les activités des entrepreneurs militaires privés russes serait en passe de devenir une nouvelle mission pour la diplomatie américaine en Afrique. 

Le Parlement américain discute un projet de loi qui a pour vocation d’endiguer l’avancée de l’influence russe en Afrique.

Les américains qui soutiennent l’Ukraine face à l’invasion de l’armée de Vladimir Poutine comptent alors ériger une loi qui roule en faveur d’une remobilisation en Afrique, continent convoité également par la Russie. Le projet intitulé « loi sur la lutte contre les activités malveillantes de la Russie en Afrique », adopté récemment par le Congrès américain, compte, à cet effet, déployer des moyens pour faire face et contenir l’avancée russe en Afrique. 

Les États-Unis veulent garder l’œil sur « la portée, la nature de l’influence et des activités malveillantes de la Fédération de Russie, ainsi que des priorités diplomatiques, économiques et de sécurité connexes et des objectifs stratégiques de son engagement en Afrique », souligne ce projet de loi qui a été soumis à l’adoption au congrès le 31 mars dernier par le député américain, Gregory Meeks, élu à New York sous la bannière du parti démocrate.  

Exploitation minière en Afrique 

 La présence russe en Afrique préoccupe les responsables politiques américains, surtout si le texte est adopté par le Sénat. « L’influence et les activités qui impliquent des mandataires russes, tels que des oligarques russes, des entreprises privées financées par la Russie, les sous-traitants militaires » est particulièrement visée par ce nouveau texte mijoté par les élus américains. Par ailleurs, les « personnes et entités directement ou indirectement employées par la Russie ou associées financièrement ou politiquement à la Russie et à ses responsables » attirent également la vigilance américaine, à en croire les dispositions prévues par ce projet de loi. Et celles qui « participent à des activités ou les aident non seulement à manipuler les gouvernements africains et leurs politiques, ainsi que les opinions publiques et les préférences de vote des populations africaines et des groupes de la diaspora, y compris ceux des États-Unis, mais aussi à investir, s’engager ou contrôler d’une autre manière des secteurs stratégiques en Afrique, tels que l’exploitation minière et d’autres formes d’extraction et d’exploitation des ressources naturelles, les bases militaires et d’autres accords de coopération en matière de sécurité, et les technologies de l’information et des communications » seront également sous surveillance américaine, propose-t-on dans ce texte.

L’expansion du Groupe Wagner 

Dans cette perspective, plusieurs États d’Afrique attirent l’attention des responsables politiques américains. 

La présence du groupe paramilitaire russe Wagner dans les pays, est évoquée par le Parlement américain. Une résolution du Sénat américain, publiée en février 2021, affirme que le grand manitou du Wagner Group « Yevgeniy Prigozhin et ses entités affiliées ont été liées à des opérations d’influence au nom du gouvernement de la Fédération de Russie en Afrique, opéreraient dans au moins 20 pays, dont la République centrafricaine, Madagascar, le Mozambique et le Soudan ». Alors que « les activités de ce ressortissant russe et de ses entités affiliées constituent une menace pour les intérêts nationaux et la sécurité nationale des États-Unis et des alliés et partenaires des États-Unis dans le monde », soutient le Sénat américain.

Poursuite d’expansion malgré la menace américaine 

Ces dernières semaines, des rencontres se sont multipliées à Moscou et à Kinshasa entre les autorités russes et congolaises. Et parmi les personnes présentes, il y aurait eu des responsables du très controversé groupe Wagner. 

Deux jours après le départ des derniers soldats français, le ministère allemand des Affaires étrangères avait fait état de la « présence présumée de forces russes en uniforme » dans la ville malienne de Gao, qui abrite un contingent de soldats allemands, non loin de l’ancienne base occupée par la force Barkhane.




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