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RDC : fête de l’alternance, le budget fait rougir !

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Six millions de dollars américain, voilà l’enveloppe financière qui devrait être allouée à l’organisation des festivités de la commémoration de l’An 1 de l’alternance politique en République Démocratique du Congo, lancées ce jeudi 19 décembre. Dans la foulée, des voix dissonantes se font déjà entendre.

Le budget fait déjà polémique en RDC où, pour une partie de la population, ces célébrations sont budgétivores d’autant qu’elles ne relèvent pas de l’urgence.

Sur les réseaux sociaux, informe Africanews, des membres de la société civile dont la LUCHA et autres internautes n’ont pas tardé à dénoncer la “gabegie” du gouvernement.

« Aidons le à développer ce pays, et non en cherchant les affaires là où il y en a pas…@JeanMichelJohn4 @MichaelTshi. 6 millions c’est 60 écoles de 6 classes chacune…L’alternance peut se célébrer autrement sans dilapider les caisses de l’Etat », déplore un internaute.

« Nous appelons les bailleurs de fonds /partenaires de la #RDC à cesser de fermer les yeux sur le coulage systématique de l’argent public par l’administration Tshisekedi et l’absence d’actes concrets pour lutter contre la corruption. Leur silence/inaction est vaut caution », martèle à son tour la LUCHA.

Des arguments balayés par le ministère près du président de la République André Kabanda Kana.

« Le Congolais, longtemps tourné en dérision est souvent caricature, a le devoir d’intégrer sa propre histoire, d’en magnifier les hauts faits et d’en proposer fièrement le modèle en Afrique et au monde », a-t-il déclaré dans la foulée de la cérémonie inaugurative du comité d’organisation des festivités. Saluant l’accalmie politique résultant de l’alternance qu’a connue le pays, le ministre Kabanda Kana s’est interrogé : « A quoi pourrait-il servir de bouder ce plaisir ? ».

Avec l‘élection du président Félix Tshisekedi, la RDC a connu la première transition pacifique du pouvoir de son histoire. Lié à son prédécesseur par un accord de partage de pouvoir, le président congolais ne possède cependant qu’une infime partie du pouvoir, notamment dans les assemblées électives.

En parallèle, il doit conjuguer avec l’insécurité dans l’Est du pays ainsi que les nombreuses poches de corruption qui mettent l‘économie du pays à genou. Toutefois, avec l‘éclaircissement de l’horizon politique, les bailleurs de fonds reprennent langue avec le pays. C’est notamment le cas du FMI qui vient de débloquer une ligne de crédit d’urgence de 369 millions de dollars pour le pays.

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