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Au Soudan, les prisons pour femmes ne désemplissent pas

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Accusée d’adultère, une Soudanaise a été condamnée à la peine de mort par lapidation le 26 juin dernier, à Kosti. Quelques semaines après, en août dernier, des unités de « police communautaire » ont été créées, un rappel de l’arsenal juridique mis en place par le régime d’Omar el-Béchir et un retour aux formes de répression.

« C’est le symbole que le régime d’Omar el-Béchir n’est jamais vraiment tombé. Rien n’a changé ! », s’indigne Hala al-Karib, présidente de l’Initiative stratégique pour les femmes dans la Corne de l’Afrique (Siha), organisation de défense des droits des femmes. « Les prisons pour femmes se remplissent depuis plusieurs mois », constate avec regret une avocate qui dénonce la criminalisation croissante des femmes.

Pour de nombreux militants, le retour des partisans du régime d’el-Bachir n’augure rien de bon. Sortis de prison ou revenus d’exil, beaucoup d’entre eux ont repris leur poste dans les administrations et notamment au sein du pouvoir judiciaire.

Depuis plus de trois décennies, les « lois relatives à l’ordre public » ont criminalisé les attitudes vestimentaires des femmes ainsi que les pratiques jugées « indécentes ». Coups de fouets, humiliations et prison ont été leur punition.

De nombreuses organisations de défense des droits des femmes au Soudan et à l’international appellent les autorités soudanaises à annuler cette sentence, qui constitue « une peine cruelle, inhumaine et dégradante », et de garantir la libération immédiate et inconditionnelle de la jeune Soudanaise, détenue depuis le mois de juin.




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