Ghana: Abubakar Sulley propose un charbon écologique

La fumée nocive provenant de la cuisson est considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme l’une des cinq menaces principales pour la santé publique dans les pays de l’hémisphère sud.  On évalue à près de quatre millions le nombre de personnes qui meurent chaque année du fait de ses inhalations.

Un jeune Ghanéen veut trouver une solution à ce phénomène dans son pays. Il a eu l’ingénieuse idée de mettre sur le marché un charbon écologique et sans fumée à base des déchets de noix de coco. La trouvaille d’Abubakar Sulley AMIN reste première dans le domaine.

Dérivée des noms «zaafi», qui signifie «chaud» en langue Haussa et «coal» qui signifie «charbon» en anglais, sa marque ZAARCOAL ambitionne de devenir la première solution d’énergie verte sur le continent. Son charbon s’exporte déjà aux États-Unis, au Royaume-Uni et à Dubaï ; la demande sur le marché africain devient de plus en plus grande.

«J’ai toujours eu une passion pour le développement rural et communautaire. J’ai d’ailleurs fait des études universitaires dans ce sens avec pour ambition initiale de contribuer au développement de la partie nord du pays (la plus pauvre)… En travaillant en milieu rural au Ghana, j’ai constaté que 80% des Ghanéens utilisent le charbon de bois comme première source d’énergie pour cuisiner. J’ai été stupéfait de voir comment l’on dépeçait la forêt chaque jour, mais, au départ, je n’avais vraiment pas de solution pour stopper ce phénomène… Comme si cela ne suffisait pas, j’ai appris que le Ghana importe du charbon des pays étrangers… Lors de mes balades dans un quartier populaire d’Accra, j’ai beaucoup observé des vendeurs de noix de coco. Je me suis approché d’eux et je me suis renseigné de ce qu’ils font des déchets. Ils m’ont répondu qu’ils payaient une entreprise de salubrité pour les ramasser. Dès ce moment, j’ai arrêté les cours pendant un mois, afin de chercher ces dépotoirs où l’on déversait tous ces rejets de noix coco »raconte l’inventeur de 29 ans.

Classé par le magazine Forbes dans le top 10 des 30 entrepreneurs les plus promoteurs du continent africain pour l’année 2016, Sulley AMIN est titulaire d’une licence en développement communautaire et d’une licence en droit à l’université internationale de Londres après une Formation qu’il a suivie en ligne. Il poursuit par ailleurs un MBA à l’université Catholique de Milan dans le cadre du programme Altis E4impact.

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