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Cameroun : indignation après l’arrestation de la femme d’affaires Rebecca Enonchong

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Alors que de nombreuses voix réclament sa libération et malgré les soutiens qui affluent sur la toile, sous le hashtag #FreeRebecca, Rebecca Enonchong, une influente femme d’affaires, risque de passer son troisième jour en garde vue, à Douala au Cameroun. Jusqu’alors, les raisons de son arrestation restent globalement confuses.

Mardi matin 10 août, rapporte RFI, la femme d’affaires demandait le regroupement de toutes les procédures auprès du même enquêteur dans un contentieux familial. 

Une démarche que le procureur général près le tribunal de grande instance de Douala, qui l’entendait alors à huis clos, aurait jugé cavalière.

Il aurait alors instamment appelé à son interpellation pour « outrage à magistrat » et l’a directement fait conduire à la Légion de gendarmerie du Littoral, sans dépôt de plainte préalable et sans qu’elle puisse faire appel à un avocat.

L’affaire fait, depuis, des gorges chaudes à Douala, notamment dans les milieux politiques et associatifs. Maximilienne Ngo Mbe, défenseure des droits de l’homme, a ainsi dénoncé « un caprice et un excès de zèle de la part de ce magistrat », pendant que plusieurs chancelleries occidentales, dont la France et le Canada ont marqué leurs inquiétudes et appelé à sa libération.

Les défenseurs des droits de l’homme soupçonnent une affaire politique.

Rebecca Enonchong n’a pas sa langue dans sa poche. Elle critique, par exemple, la politique des autorités dans la région anglophone du Cameroun.

Elle fait partie des vingt femmes qui ont écrit au Fonds monétaire international pour qu’il cesse de verser de l’argent au Cameroun, à cause de sa mauvaise gestion des fonds Covid, le fameux Covidgate.




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